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Sahara marocain : la centralité du plan d’autonomie confortée au sein de la 4e Commission de l'ONU

Après les acquis diplomatiques enregistrés lors de la 81e session de l’Assemblée générale de l’ONU, le soutien au plan marocain d’autonomie ne faiblit pas. Les prises de position exprimées devant la 4e Commission viennent ainsi se greffer à cette série de soutiens, confortant la place désormais centrale de l’initiative marocaine dans les discussions internationales sur le Sahara. À l’approche de l’échéance du 31 octobre, ces nouvelles voix viennent prolonger une séquence diplomatique que Rabat entend désormais inscrire dans le prochain rendez-vous du Conseil de sécurité.

07 Octobre 2026 À 18:23

À l’approche de l’échéance du 31 octobre, le Maroc aborde le prochain rendez-vous du Conseil de sécurité de l’ONU fort d’une série d’acquis diplomatiques qui ont profondément reconfiguré le dossier du Sahara. Au premier rang figure la résolution 2797, adoptée il y a un an, qui a placé l’initiative marocaine d’autonomie au cœur du processus politique. La position américaine vient renforcer cette dynamique : l’ambassadeur des États-Unis auprès de l’ONU, Mike Waltz, a encore récemment renvoyé les parties aux «bases» d’une solution déjà sur la table. À quelques semaines de la prochaine résolution du Conseil de sécurité sur le Sahara, cette convergence constitue l’un des principaux marqueurs de la nouvelle donne diplomatique autour du dossier.

À l’ONU, les soutiens au plan d’autonomie se renforcent à l’approche du 31 octobre

Les débats de la 4e Commission de l’Assemblée générale des Nations unies viennent remettre en lumière la dynamique diplomatique autour du Sahara, à quelques semaines d’un nouveau rendez-vous au Conseil de sécurité. À New York, plusieurs pétitionnaires ont souligné, mardi, le soutien croissant dont bénéficie l’initiative marocaine d’autonomie et le poids pris par la résolution 2797 dans le processus politique onusien. Une dynamique qui intervient à l’approche du 31 octobre, date à laquelle le Conseil de sécurité doit formuler une nouvelle résolution très attendue, compte tenu des développement significatifs du dossier.

Ancien ministre péruvien des Affaires étrangères, Miguel Angel Rodriguez Mackay a ainsi estimé que la communauté internationale convergeait de plus en plus vers le plan d’autonomie sous souveraineté marocaine comme voie de règlement politique du différend. Selon lui, plus des deux tiers des États membres de l’ONU soutiennent désormais cette initiative. Pour le pétitionnaire, la résolution 2797, adoptée le 31 octobre 2025, a donné une traduction institutionnelle à cette évolution en faisant du plan marocain une base de référence pour la poursuite du processus politique sous l’égide des Nations unies.

La juriste portugaise Ana Roios a, de son côté, insisté sur l’évolution des positions européennes. Elle a notamment cité la France, l’Allemagne et la Finlande parmi les pays ayant exprimé leur appui à l’initiative marocaine comme base d’une solution juste, durable et négociée. Elle a également rappelé que l’Union européenne avait salué l’adoption de la résolution 2797 et réaffirmé son attachement au cadre des Nations unies.

Le géopoliticien sénégalais Abdoul Latif Aidara a, pour sa part, évoqué une reconfiguration des positions internationales, marquée selon lui par les évolutions concernant la reconnaissance de la marocanité du Sahara et les retraits successifs de reconnaissance de l’entité séparatiste. Il a estimé que le plan d’autonomie offrait désormais une base sérieuse et réaliste pour parvenir à un règlement politique du différend et favoriser la stabilité régionale.

La résolution 2797, un acquis diplomatique majeur

Ces prises de position s’inscrivent dans une évolution plus large du dossier au sein des Nations unies. Adoptée le 31 octobre 2025, la résolution 2797 a prolongé le mandat de la Minurso jusqu’au 31 octobre 2026 et appelé les parties à poursuivre les discussions en prenant comme base la proposition marocaine d’autonomie. Elle a également relevé qu’une véritable autonomie pouvait constituer une solution réalisable au différend.

Pour Rabat, ce texte constitue un acquis diplomatique central : le plan présenté en 2007 n’est plus seulement défendu comme une proposition marocaine, mais sert désormais de base explicitement mentionnée dans le cadre des discussions conduites sous l’égide de l’ONU. La nouvelle série de soutiens exprimés lors de la 81e session de l’Assemblée générale a d’ailleurs conforté cette option en lui donnant une légitimité politique et diplomatique accrue.

Le bilan dressé par Nasser Bourita au terme de la semaine de haut niveau de l’Assemblée générale met en avant plusieurs évolutions. Le Pérou a annoncé son soutien à la souveraineté marocaine sur le Sahara et son intention d’ouvrir un consulat à Dakhla. La Bolivie a réaffirmé sa position en faveur de la marocanité du Sahara et fait part de sa disposition à ouvrir un bureau commercial dans les provinces du Sud. Le Chili a exprimé son soutien à la souveraineté du Maroc sur l’ensemble de son territoire, Sahara compris, tout en appuyant l’initiative marocaine d’autonomie. Le Panama, membre non permanent du Conseil de sécurité, a également réitéré sa position en faveur de la marocanité du Sahara.

À cette série de positions s’ajoutent les évolutions enregistrées du côté de Maurice, de la Jamaïque et de l’Arménie. Pour Nasser Bourita, cette dynamique traduit surtout un changement d’échelle : le soutien à la question nationale, longtemps exprimé principalement sur le terrain bilatéral, s’affirme désormais davantage dans l’espace multilatéral et au sein des Nations unies.

Washington insiste sur l’urgence

C’est dans ce contexte que le message publié le 30 septembre par l’ambassadeur américain auprès de l’ONU, Mike Waltz, prend une résonance particulière. Après sa rencontre avec des représentants du Front polisario à New York, le diplomate a écrit sur X : «Les réfugiés des camps de Tindouf attendent depuis 50 ans. Ils méritent de réelles options, pas une autre décennie d’attente. La base d’une solution est sur la table.»

La formulation intervient à quelques semaines du 31 octobre et remet au premier plan la question du temps perdu et la centralité de la proposition d’autonomie sous souveraineté marocaine comme base de toute solution. Mike Waltz souligne néanmoins la nécessité d’offrir une perspective aux populations des camps de Tindouf et écarte explicitement l’hypothèse d’une nouvelle décennie d’attente. Son intervention intervient alors que Washington demeure fortement engagé dans les efforts visant à relancer le processus politique pour consacrer sa reconnaissance de la marocanité des provinces sahariennes actée en 2020 et réitérée à satiété à plusieurs occasions.

Pour rappel, les États-Unis avaient porté la résolution 2797 au Conseil de sécurité en 2025 et celle-ci avait appelé les parties à engager des discussions en prenant comme base la proposition marocaine d’autonomie. Un an plus tard, le message de l’ambassadeur américain remet donc l’urgence au cœur du débat, au moment où le Conseil s’apprête à examiner une nouvelle fois le dossier.

Le 31 octobre, une échéance sous haute attention

Le prochain rendez-vous du Conseil de sécurité intervient donc après une année marquée par la consolidation de la place du plan d’autonomie dans le processus politique et par l’élargissement du soutien international à la position marocaine. Pour Rabat, l’enjeu est désormais de capitaliser sur ces acquis et de faire en sorte que la prochaine résolution du Conseil de sécurité traduise la dynamique enclenchée depuis le vote de la résolution 2797. Pour les autres parties, l’échéance pose également la question de leur capacité à s’inscrire dans le cadre politique défini par le Conseil et à contribuer à des négociations substantielles.
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