ont accordé leurs violons pour faire entendre une seule voix et dire leur soutien et leur adhésion aux démarches menées par la
. À la lumière des développements intervenus le 30 octobre dernier au Conseil de sécurité des Nations unies, les différentes composantes des deux
du Royaume. Réunis en séance commune lundi, les représentants de la Nation ont ainsi donné une nouvelle expression au consensus national autour du
, dans un contexte marqué par une évolution majeure du traitement de ce différend régional.
Cette unanimité, exprimée au-delà des appartenances partisanes, a constitué le fil conducteur de cette assemblée. La question du Sahara y a été présentée comme une cause qui engage l'ensemble des Marocains et qui demeure au-dessus des divergences politiques. Cet engagement collectif sans faille prend une résonance particulière à l'occasion du premier anniversaire de la Fête de l'Unité, instituée par le Souverain, et dont la célébration cette année coïncide avec une séquence diplomatique considérée comme déterminante pour l'avenir de la question nationale.
Le 30 octobre, un tournant dans le traitement du dossier du Sahara
Ainsi, les derniers développements intervenus dans le sillage du rejet par le Conseil de sécurité d’une nouvelle résolution sur le Sahara, cautionnée par les États-unis, ont naturellement occupé une place centrale dans les positions exprimées lors de cette séance parlementaire. Les différentes composantes de l’institution législative se sont félicitées en particulier du non-renouvellement, le 30 octobre dernier, du mandat de la Mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara (Minurso), y voyant un tournant majeur dans les paramètres ayant toujours présidé au traitement de ce différend régional et qui ont contribué à son enlisement, pour ainsi dire.
Cette évolution intervient dans le prolongement de la résolution 2797, adoptée en octobre 2025, qui avait renforcé la place centrale de l'initiative marocaine d'autonomie dans le processus de recherche d'une solution politique. Pour les représentants de la Nation, ces développements témoignent d'une transformation des paramètres du dossier et ouvrent de nouvelles perspectives pour la consolidation des acquis diplomatiques du Royaume.
Dans ce contexte, les positions exprimées au Parlement ont fait écho au communiqué du Cabinet Royal publié à l'issue de la réunion du Conseil de sécurité du 30 octobre, qui considère la non-reconduction du mandat de la Minurso comme une «évolution importante et un pas significatif vers la clôture définitive du dossier du Sahara marocain aux Nations unies». Au-delà de la portée de ces développements, les parlementaires ont souligné que cette nouvelle étape imposait de préserver les acquis enregistrés et de poursuivre la mobilisation pour la défense des intérêts supérieurs du Royaume.
Un hommage appuyé à la Vision et à la Diplomatie Royales
Si les développements du 30 octobre ont constitué le principal motif de satisfaction exprimé lors de cette séance, ils ont également été l'occasion de rendre hommage à la vision stratégique de Sa Majesté le Roi Mohammed VI et à l'action diplomatique conduite sous Son impulsion. Les différentes composantes du Parlement ont souligné que les avancées enregistrées dans le dossier du Sahara n’étaient pas le fruit de circonstances passagères, mais l'aboutissement d'une démarche de longue haleine, fondée sur la constance des positions du Royaume, la clarté de ses orientations et une mobilisation diplomatique soutenue.
Cette démarche a notamment permis, selon les positions exprimées, de renforcer progressivement les soutiens internationaux à l'initiative marocaine d'autonomie sous souveraineté nationale, présentée par le Royaume comme une solution réaliste et crédible pour parvenir à un règlement politique définitif du différend régional. Dans cette perspective, l'évolution des positions internationales a été mise en relation avec les efforts déployés par la Diplomatie Royale pour faire progresser la reconnaissance de la pertinence de l'approche marocaine.
Les parlementaires ont également exprimé leurs félicitations à S.M. le Roi Mohammed VI et à l'ensemble du peuple marocain, pour les avancées réalisées à la faveur «d'un long parcours de mobilisation et de sacrifices pour la défense de l'unité territoriale du Royaume». Cet hommage a été étendu aux Forces Armées Royales, sous le commandement de leur Chef suprême et Chef d'État-Major général, S.M. le Roi Mohammed VI, pour leur engagement dans la protection du territoire national et la préservation de sa sécurité. Les autorités territoriales, la Gendarmerie Royale, la Sûreté nationale, les Forces auxiliaires et la Protection civile ont également été saluées pour leur mobilisation au service de la sécurité des citoyens.
Tindouf : la dimension humanitaire également au cœur des préoccupations
Dans le prolongement de ces prises de position, la situation des populations vivant dans les camps de Tindouf a également été évoquée, rappelant que les développements diplomatiques ne sauraient faire oublier la dimension humanitaire de ce différend régional. Les positions exprimées lors de la séance ont dénoncé, à cet égard, les conditions dans lesquelles vivent ces populations, privées de leurs droits fondamentaux, notamment la liberté de choix, de circulation, de voyage, d'expression et le droit à l'identité. Le discours parlementaire a également dénoncé les pratiques de répression dont ces populations sont victimes, ainsi que leur instrumentalisation à des fins de pression et de chantage politiques.
Face à cette situation, un appel a été adressé à la communauté internationale afin qu'elle assume ses responsabilités à cet égard et contribue à mettre un terme à cette souffrance humaine, de manière urgente et sans tergiversation. Cette préoccupation humanitaire procède de la volonté du Royaume de voir les développements diplomatiques s'accompagner d'une attention renouvelée aux droits et à la situation des populations concernées.
Le Parlement appelé à traduire le consensus national en action institutionnelle
Au-delà de la satisfaction exprimée face aux avancées diplomatiques, les différentes composantes des deux Chambres ont insisté sur les responsabilités qui découlent de la nouvelle étape ouverte dans le dossier du Sahara. Le message du Parlement marocain a été clair à ce titre : la mobilisation nationale ne saurait se limiter à la célébration des acquis enregistrés. Elle doit également se traduire par un engagement institutionnel continu, à la hauteur des évolutions que connaît la question nationale.
Dans cette perspective, le Parlement, à travers ses deux Chambres et ses différentes composantes, a réaffirmé son engagement derrière S.M. le Roi Mohammed VI pour poursuivre la défense des intérêts supérieurs du Royaume et accompagner les efforts de consolidation de son intégrité territoriale. Les représentants de la Nation ont ainsi mis en avant la nécessité de transformer l'unanimité exprimée autour de la première cause nationale en une action institutionnelle soutenue, capable d'accompagner les développements futurs et de contribuer à la préservation des acquis enregistrés.
Le développement des provinces du Sud, un prolongement des acquis diplomatiques
Cette mobilisation institutionnelle doit accompagner, selon les composantes des deux Chambres, la poursuite du développement des provinces du Sud, dont l'essor économique, social et culturel a été présenté comme une dimension essentielle de la consolidation de l'intégrité territoriale du Royaume. Dans cette perspective, le renforcement du rayonnement économique, social et culturel des provinces du Sud constitue, selon les positions exprimées, une traduction concrète de la souveraineté nationale et un prolongement de la dynamique engagée sous la conduite du Souverain. Les parlementaires ont ainsi insisté sur la nécessité d'accompagner cette nouvelle étape par une mobilisation continue, afin que les progrès enregistrés sur le plan diplomatique trouvent leur prolongement dans le développement territorial et le renforcement de la place du Maroc sur la scène internationale.
Ahmed Touizi : avec la fin de la mission de la Minurso, le Maroc entame une nouvelle étape consacrant sa souveraineté nationale
La fin de la mission de la Minurso marque une nouvelle étape pour le Maroc sous le signe de la consécration de la souveraineté nationale et de la préservation des acquis, dans le cadre du respect total de la légalité internationale, a souligné, lundi à Rabat, le président de la Chambre des représentants, Ahmed Touizi. S'exprimant lors d'une séance commune des deux Chambres du Parlement consacrée aux derniers développements de la cause nationale, M. Touizi a indiqué qu'après l'adoption de la résolution 2797 en 2025, ayant confirmé la place centrale du plan d'autonomie sous souveraineté marocaine, le non-renouvellement du mandat de la mission de la Minurso constitue un tournant très significatif dans le traitement international du différend régional sur le Sahara marocain. Dans ce sens, il a affirmé que le communiqué du Cabinet Royal avait traduit la profondeur de cette mutation, qualifiant cette étape de «pas significatif vers la clôture définitive du dossier du Sahara marocain aux Nations unies», passant «d’une simple logique de gestion à une approche de transformation profonde des paramètres».
Le président de la Chambre des représentants a aussi précisé que le non-renouvellement du mandat de la Minurso était bien plus qu'une simple mesure liée à une mission de l'ONU, mais qu'elle marquait plutôt la fin d'une étape qui a duré 35 ans, ce qui exige de tirer les conséquences découlant de ce changement, au premier rang desquelles la fin de la présence de la mission dans les provinces du sud du Royaume, le départ de ses membres, le retrait de ses véhicules, de ses équipements et de tous les symboles de sa présence sur le terrain, conformément à la teneur du communiqué du Cabinet Royal. Il s'agit d'un moment historique qui tourne une page ayant duré 35 ans, ouvrant devant le Royaume de nouvelles perspectives, qui ne se mesurent pas seulement aux acquis diplomatiques réalisés, mais aussi aux responsabilités qu'elles imposent pour la consolidation de ces acquis, la poursuite du développement, et le renforcement de la présence et de la place du Maroc sur la scène internationale, a-t-il noté.