Le texte américain n’a pas été adopté. La mission qu’il entendait transformer, elle, a commencé à disparaître. En quelques jours, le dossier du Sahara a connu l’un de ses plus importants bouleversements diplomatiques depuis la création de la Minurso, en 1991. Vendredi 30 octobre, le veto russe a fait obstacle à une résolution qui plaçait l’autonomie sous souveraineté marocaine au cœur du règlement politique. Mais il n’a pas empêché onze membres du Conseil de sécurité, dont trois puissances disposant du droit de veto, de soutenir cette orientation. Deux jours plus tard, les Nations unies annonçaient l’arrêt des opérations de la mission et l’ouverture de sa phase de liquidation.
Pour Rabat, l’issue ne se résume pas à l’échec d’un texte. Elle marque la fin d’un mécanisme onusien que le Royaume jugeait devenu inadapté aux évolutions politiques du dossier. Le Communiqué du Cabinet Royal, publié quelques heures après les votes, y voit «une évolution importante et un pas significatif vers la clôture définitive du dossier du Sahara marocain aux Nations unies». La portée de cette séquence tient aussi à ses coulisses. Contrairement à ce que pouvait laisser penser la brutalité du veto, le Maroc n’a pas été pris de court. Le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, l’a confirmé samedi soir sur 2M : Rabat connaissait les intentions de Moscou et avait choisi de ne pas sacrifier la substance du projet américain pour sauver, à tout prix, une résolution. Un pari diplomatique dont les conséquences se mesurent désormais au-delà de la salle du Conseil de sécurité.
Pour Rabat, l’issue ne se résume pas à l’échec d’un texte. Elle marque la fin d’un mécanisme onusien que le Royaume jugeait devenu inadapté aux évolutions politiques du dossier. Le Communiqué du Cabinet Royal, publié quelques heures après les votes, y voit «une évolution importante et un pas significatif vers la clôture définitive du dossier du Sahara marocain aux Nations unies». La portée de cette séquence tient aussi à ses coulisses. Contrairement à ce que pouvait laisser penser la brutalité du veto, le Maroc n’a pas été pris de court. Le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, l’a confirmé samedi soir sur 2M : Rabat connaissait les intentions de Moscou et avait choisi de ne pas sacrifier la substance du projet américain pour sauver, à tout prix, une résolution. Un pari diplomatique dont les conséquences se mesurent désormais au-delà de la salle du Conseil de sécurité.
Onze voix pour l'autonomie, trois pour le statu quo
Les chiffres, à eux seuls, racontent une partie du basculement. Onze voix pour le projet américain, trois abstentions et un veto russe. Puis trois voix favorables au contre-projet de Moscou, onze abstentions et une opposition américaine. Aucun texte adopté, mais deux rapports de forces diamétralement opposés. Le projet porté par Washington, référencé S/2026/868, entendait franchir un nouveau cap. Il proposait de faire du plan marocain d’autonomie de 2007 la seule base des négociations, en considérant l’autonomie sous souveraineté marocaine comme la solution politique la plus réalisable. Le texte envisageait également de rebaptiser la Minurso en Minuso, faisant disparaître de son appellation la référence au référendum. Il prévoyait enfin une adaptation des missions de la présence onusienne et demandait l’enregistrement des populations des camps de Tindouf par le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, dans un délai de six mois.
Autant de dispositions qui, si elles avaient été adoptées, auraient inscrit dans une nouvelle résolution des orientations particulièrement favorables à Rabat. Elles prolongeaient la résolution 2797, adoptée le 31 octobre 2025, qui avait déjà fait de la proposition marocaine d’autonomie la base des négociations. Trois cycles de discussions, organisés en 2026 avec le Maroc, l’Algérie, la Mauritanie et le "polisario", sous l’impulsion américaine et avec l’accompagnement des Nations unies, avaient ensuite tenté de traduire cette évolution en avancées politiques.
À New York, l’ambassadeur américain Mike Waltz a défendu la nécessité d’une rupture avec les pratiques héritées du passé. Pour Washington, reconduire indéfiniment une mission créée pour organiser un référendum dont les préparatifs ont été abandonnés depuis plus de vingt ans ne constituait plus une réponse satisfaisante. Le diplomate a dénoncé la persistance d’un dispositif qui, trente-cinq ans après sa création, n’a pas atteint son objectif initial. Le veto russe a empêché cette réorientation d’être consacrée par le Conseil. Moscou a accusé Washington de vouloir prédéterminer l’issue des négociations et de marginaliser le "polisario". Son représentant permanent, Vassily Nebenzia, a défendu le maintien d’un cadre fondé sur l’autodétermination et une solution acceptable par les parties. Mais le contre-projet russe, qui proposait simplement de prolonger la Minurso d’un an, n’a recueilli que les voix de la Russie, de la Chine et de la Somalie. Les onze autres membres, à l’exception des États-Unis qui ont voté contre, se sont abstenus. Le texte n’ayant pas obtenu les neuf voix requises, il aurait échoué même sans l’opposition américaine.
C’est là l’un des enseignements politiques de la séance. Si la Russie a pu empêcher l’adoption du texte américain, elle n’a pas réussi à rallier une majorité au maintien du dispositif existant. À l’inverse, Washington a rassemblé autour de son projet les États-Unis, la France, le Royaume-Uni, le Danemark, la Grèce, le Panama, Bahreïn, la Colombie, la Lettonie, le Liberia et la République démocratique du Congo. Onze voix qui témoignent d’une large convergence en faveur d’une évolution du cadre politique onusien, avec l’initiative marocaine d’autonomie au centre du processus.
Cette convergence a pris tout son relief dans les déclarations des délégations. La France, par la voix de son représentant permanent Jérôme Bonnafont, a réaffirmé sans détour que «le présent et l’avenir du Sahara occidental s’inscrivent dans le cadre de la souveraineté marocaine». Paris a également appelé à reprendre les discussions sur la seule base du plan d’autonomie marocain, en vue d’une solution juste, durable et négociée.
Le Royaume-Uni a adopté une position tout aussi explicite sur la valeur de l’initiative marocaine. Son ambassadrice, Sarah MacIntosh, a exprimé son immense déception après le veto russe et réaffirmé que le plan d’autonomie de 2007 constituait, aux yeux de Londres, la base la plus crédible, viable et pragmatique d’un règlement durable. Après le rejet des deux textes, elle a même invité les membres du Conseil à rechercher une issue à partir du projet américain, rappelant qu’il avait obtenu onze voix.
Les soutiens arabe et africain n’ont pas été en reste. Bahreïn a renouvelé son attachement à la marocanité du Sahara et à la souveraineté du Royaume sur ses provinces du Sud. Le Liberia, par la voix de son représentant Lewis Garseedah Brown II, a réaffirmé son appui à la proposition marocaine d’autonomie, tout en appelant à sortir d’une impasse qui se prolonge depuis plusieurs décennies. Cette majorité demeure traversée par des nuances. La France comme le Royaume-Uni ont exprimé leurs inquiétudes devant les conséquences sécuritaires d’une disparition brutale de la Minurso. Mais, sur le fond politique, les déclarations ont mis en évidence l’étendue des soutiens dont bénéficie désormais l’approche marocaine.
Autant de dispositions qui, si elles avaient été adoptées, auraient inscrit dans une nouvelle résolution des orientations particulièrement favorables à Rabat. Elles prolongeaient la résolution 2797, adoptée le 31 octobre 2025, qui avait déjà fait de la proposition marocaine d’autonomie la base des négociations. Trois cycles de discussions, organisés en 2026 avec le Maroc, l’Algérie, la Mauritanie et le "polisario", sous l’impulsion américaine et avec l’accompagnement des Nations unies, avaient ensuite tenté de traduire cette évolution en avancées politiques.
À New York, l’ambassadeur américain Mike Waltz a défendu la nécessité d’une rupture avec les pratiques héritées du passé. Pour Washington, reconduire indéfiniment une mission créée pour organiser un référendum dont les préparatifs ont été abandonnés depuis plus de vingt ans ne constituait plus une réponse satisfaisante. Le diplomate a dénoncé la persistance d’un dispositif qui, trente-cinq ans après sa création, n’a pas atteint son objectif initial. Le veto russe a empêché cette réorientation d’être consacrée par le Conseil. Moscou a accusé Washington de vouloir prédéterminer l’issue des négociations et de marginaliser le "polisario". Son représentant permanent, Vassily Nebenzia, a défendu le maintien d’un cadre fondé sur l’autodétermination et une solution acceptable par les parties. Mais le contre-projet russe, qui proposait simplement de prolonger la Minurso d’un an, n’a recueilli que les voix de la Russie, de la Chine et de la Somalie. Les onze autres membres, à l’exception des États-Unis qui ont voté contre, se sont abstenus. Le texte n’ayant pas obtenu les neuf voix requises, il aurait échoué même sans l’opposition américaine.
C’est là l’un des enseignements politiques de la séance. Si la Russie a pu empêcher l’adoption du texte américain, elle n’a pas réussi à rallier une majorité au maintien du dispositif existant. À l’inverse, Washington a rassemblé autour de son projet les États-Unis, la France, le Royaume-Uni, le Danemark, la Grèce, le Panama, Bahreïn, la Colombie, la Lettonie, le Liberia et la République démocratique du Congo. Onze voix qui témoignent d’une large convergence en faveur d’une évolution du cadre politique onusien, avec l’initiative marocaine d’autonomie au centre du processus.
Cette convergence a pris tout son relief dans les déclarations des délégations. La France, par la voix de son représentant permanent Jérôme Bonnafont, a réaffirmé sans détour que «le présent et l’avenir du Sahara occidental s’inscrivent dans le cadre de la souveraineté marocaine». Paris a également appelé à reprendre les discussions sur la seule base du plan d’autonomie marocain, en vue d’une solution juste, durable et négociée.
Le Royaume-Uni a adopté une position tout aussi explicite sur la valeur de l’initiative marocaine. Son ambassadrice, Sarah MacIntosh, a exprimé son immense déception après le veto russe et réaffirmé que le plan d’autonomie de 2007 constituait, aux yeux de Londres, la base la plus crédible, viable et pragmatique d’un règlement durable. Après le rejet des deux textes, elle a même invité les membres du Conseil à rechercher une issue à partir du projet américain, rappelant qu’il avait obtenu onze voix.
Les soutiens arabe et africain n’ont pas été en reste. Bahreïn a renouvelé son attachement à la marocanité du Sahara et à la souveraineté du Royaume sur ses provinces du Sud. Le Liberia, par la voix de son représentant Lewis Garseedah Brown II, a réaffirmé son appui à la proposition marocaine d’autonomie, tout en appelant à sortir d’une impasse qui se prolonge depuis plusieurs décennies. Cette majorité demeure traversée par des nuances. La France comme le Royaume-Uni ont exprimé leurs inquiétudes devant les conséquences sécuritaires d’une disparition brutale de la Minurso. Mais, sur le fond politique, les déclarations ont mis en évidence l’étendue des soutiens dont bénéficie désormais l’approche marocaine.
Le veto russe, un scénario anticipé par Rabat
C’est sans doute l’élément le plus révélateur des déclarations faites par Nasser Bourita, samedi 31 octobre, sur la deuxième chaîne : le veto russe n’était pas une mauvaise surprise diplomatique que Rabat aurait découverte au moment du scrutin. Le Royaume, a expliqué le ministre, en connaissait la possibilité et en avait discuté avec Moscou. La question était donc moins de savoir comment éviter le veto que de déterminer ce que le Maroc était prêt à concéder pour obtenir une résolution. Deux options se présentaient : atténuer les formulations du projet américain afin de faciliter son adoption, quitte à en réduire la portée politique, ou maintenir un texte ambitieux et assumer les conséquences d’un éventuel blocage. Rabat a privilégié la seconde voie.
Ce choix, selon M. Bourita, relève de la vision portée par S.M. le Roi Mohammed VI, consistant à passer d’une logique de gestion du dossier à une démarche visant à en modifier les paramètres. Plutôt que de chercher, année après année, des compromis de rédaction permettant de reconduire la mission, le Maroc entendait remettre en question les règles mêmes du processus. Le ministre a d’ailleurs employé une formule révélatrice : «Nous ne sommes pas revenus 35 ans en arrière, nous avons tourné la page». Une manière de signifier que la disparition du mandat de la Minurso ne constitue pas, aux yeux de Rabat, un retour à la situation de 1991, mais la conséquence d’évolutions diplomatiques intervenues depuis lors.
Le symbole le plus visible de ce décalage résidait, selon lui, dans le nom même de la mission. Alors que le référendum n’est plus préparé depuis plus de deux décennies, la Minurso continuait d’en porter la référence. Pour la diplomatie marocaine, cette survivance institutionnelle ne correspondait plus ni aux réalités du terrain ni à la place acquise par l’initiative d’autonomie dans les discussions internationales. Le communiqué du Cabinet Royal du 30 octobre a tiré les conséquences de cette lecture. Il considère que la non-reconduction du mandat devrait marquer la fin de l’examen périodique du dossier par le Conseil de sécurité et annonce la suspension du processus politique onusien du point de vue marocain.
Ce choix, selon M. Bourita, relève de la vision portée par S.M. le Roi Mohammed VI, consistant à passer d’une logique de gestion du dossier à une démarche visant à en modifier les paramètres. Plutôt que de chercher, année après année, des compromis de rédaction permettant de reconduire la mission, le Maroc entendait remettre en question les règles mêmes du processus. Le ministre a d’ailleurs employé une formule révélatrice : «Nous ne sommes pas revenus 35 ans en arrière, nous avons tourné la page». Une manière de signifier que la disparition du mandat de la Minurso ne constitue pas, aux yeux de Rabat, un retour à la situation de 1991, mais la conséquence d’évolutions diplomatiques intervenues depuis lors.
Le symbole le plus visible de ce décalage résidait, selon lui, dans le nom même de la mission. Alors que le référendum n’est plus préparé depuis plus de deux décennies, la Minurso continuait d’en porter la référence. Pour la diplomatie marocaine, cette survivance institutionnelle ne correspondait plus ni aux réalités du terrain ni à la place acquise par l’initiative d’autonomie dans les discussions internationales. Le communiqué du Cabinet Royal du 30 octobre a tiré les conséquences de cette lecture. Il considère que la non-reconduction du mandat devrait marquer la fin de l’examen périodique du dossier par le Conseil de sécurité et annonce la suspension du processus politique onusien du point de vue marocain.
La Minurso se retire, le Maroc prépare l'après
Le changement est désormais concret. Dimanche 1er novembre, les Nations unies ont annoncé la cessation des opérations de la Minurso et le début de sa liquidation. Une équipe réduite doit superviser le retrait des équipements appartenant aux pays contributeurs et le traitement du matériel onusien. Aucun calendrier définitif de départ n’a encore été rendu public. Pour Rabat, la disparition progressive de la mission revêt une portée à la fois opérationnelle et symbolique.
Nasser Bourita a évoqué la fin de la présence de ses véhicules, de ses installations et de ses emblèmes dans les provinces du Sud. Il a cependant insisté sur le caractère organisé de ce retrait : il ne s’agit pas, a-t-il précisé, d’une expulsion. Le Maroc entend coopérer avec les services compétents de l’ONU pour permettre une transition ordonnée. Autre précision importante : le Royaume réaffirme son attachement au cessez-le-feu de 1991. Le ministre distingue cet engagement de l’existence de la mission chargée d’en surveiller l’application. Une position destinée à prévenir toute confusion entre le départ de la Minurso et une remise en cause des engagements sécuritaires du Maroc, alors que le "polisario" avait annoncé en 2020 ne plus se considérer lié par le cessez-le-feu.
Le Secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a pour sa part exprimé sa préoccupation devant les risques d’une escalade des hostilités. L’organisation affirme rester disponible pour soutenir les efforts diplomatiques, notamment par l’intermédiaire de son Envoyé personnel, Staffan de Mistura. À Alger, le double échec des résolutions a suscité une réaction nettement différente. Les autorités algériennes ont dénoncé les orientations du texte américain et regretté la non-reconduction du mandat. Le "polisario" a salué le veto russe, tout en exprimant son inquiétude devant la disparition de la mission. Lors des débats du 30 octobre, l’ambassadeur marocain Omar Hilale avait répondu aux accusations algériennes en dénonçant le rôle d’Alger dans la persistance du différend et la situation des populations des camps de Tindouf.
La prochaine bataille diplomatique se jouera cependant moins autour du retour de la Minurso que des conditions d’une éventuelle reprise des négociations. Rabat entend désormais défendre quatre paramètres : l’initiative d’autonomie comme seule base des discussions, l’autonomie sous souveraineté marocaine comme finalité, la participation des quatre parties concernées et la définition préalable d’un cadre précis. Le Royaume n’exclut pas d’autres espaces diplomatiques. Nasser Bourita a notamment évoqué la Quatrième Commission de l’Assemblée générale des Nations unies, où les décisions ne sont pas soumises au veto des membres permanents du Conseil de sécurité. Une nouvelle étape pourrait ainsi s’ouvrir dans une enceinte où le Maroc entend mobiliser les soutiens internationaux accumulés ces dernières années.
La coïncidence avec la Fête de l’Unité, célébrée le 31 octobre, a donné à cette séquence une résonance nationale particulière. Un an après l’adoption de la résolution 2797, le Royaume voit disparaître le mandat d’une mission qui, durant trente-cinq ans, a occupé une place centrale dans le traitement onusien du Sahara. Pour la diplomatie marocaine, la séquence confirme le passage d’une gestion du différend à une volonté de redéfinir les conditions de son règlement.
Le Secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a pour sa part exprimé sa préoccupation devant les risques d’une escalade des hostilités. L’organisation affirme rester disponible pour soutenir les efforts diplomatiques, notamment par l’intermédiaire de son Envoyé personnel, Staffan de Mistura. À Alger, le double échec des résolutions a suscité une réaction nettement différente. Les autorités algériennes ont dénoncé les orientations du texte américain et regretté la non-reconduction du mandat. Le "polisario" a salué le veto russe, tout en exprimant son inquiétude devant la disparition de la mission. Lors des débats du 30 octobre, l’ambassadeur marocain Omar Hilale avait répondu aux accusations algériennes en dénonçant le rôle d’Alger dans la persistance du différend et la situation des populations des camps de Tindouf.
La prochaine bataille diplomatique se jouera cependant moins autour du retour de la Minurso que des conditions d’une éventuelle reprise des négociations. Rabat entend désormais défendre quatre paramètres : l’initiative d’autonomie comme seule base des discussions, l’autonomie sous souveraineté marocaine comme finalité, la participation des quatre parties concernées et la définition préalable d’un cadre précis. Le Royaume n’exclut pas d’autres espaces diplomatiques. Nasser Bourita a notamment évoqué la Quatrième Commission de l’Assemblée générale des Nations unies, où les décisions ne sont pas soumises au veto des membres permanents du Conseil de sécurité. Une nouvelle étape pourrait ainsi s’ouvrir dans une enceinte où le Maroc entend mobiliser les soutiens internationaux accumulés ces dernières années.
La coïncidence avec la Fête de l’Unité, célébrée le 31 octobre, a donné à cette séquence une résonance nationale particulière. Un an après l’adoption de la résolution 2797, le Royaume voit disparaître le mandat d’une mission qui, durant trente-cinq ans, a occupé une place centrale dans le traitement onusien du Sahara. Pour la diplomatie marocaine, la séquence confirme le passage d’une gestion du différend à une volonté de redéfinir les conditions de son règlement.
