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Tanger : cinq suspects arrêtés dans l’affaire du sac contenant des bulletins de vote

L’enquête ouverte après la saisie, le jour des élections législatives, d’un sac contenant des bulletins de vote dans un établissement scolaire de Tanger connaît de nouveaux développements. Cinq personnes, dont les présidents de deux bureaux de vote et leurs suppléants, ont été interpellées. Le Parquet général a décidé de saisir le juge d’instruction pour des faits présumés d’atteinte aux opérations électorales, de falsification et de complicité.

27 Septembre 2026 À 09:45

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L’affaire du sac contenant des bulletins de vote saisi le 23 septembre à Tanger prend une nouvelle dimension. Cinq suspects ont été interpellés à l’issue des investigations et recherches préliminaires ordonnées dans le cadre de l’enquête judiciaire, a annoncé samedi le Procureur général du Roi près la Cour d’appel de Tanger.

Parmi les personnes arrêtées figurent les présidents de deux bureaux de vote, leurs deux suppléants ainsi qu’une cinquième personne. Tous ont été placés en garde à vue pour les besoins de l’enquête. Quatre d’entre eux ont été présentés samedi devant le Parquet général, tandis que les investigations se poursuivent avec le cinquième suspect, qui doit être déféré devant le Ministère public à l’issue de sa garde à vue.



Ces interpellations font suite à l’enquête ouverte le jour même des élections législatives après la découverte d’un individu en possession d’un sac contenant des bulletins de vote.

Des bulletins soustraits puis destinés à être réintroduits

Les premières investigations apportent désormais des éléments sur le scénario présumé des faits. Selon le communiqué du Procureur général du Roi, l’homme initialement interpellé exerçait les fonctions de président adjoint d’un bureau de vote.

Les recherches préliminaires indiquent qu’il aurait, avec la complicité du président du même bureau, soustrait plusieurs bulletins de vote à l’intérieur du bureau avant de les dissimuler dans un sac et de tenter de les faire sortir de l’établissement scolaire abritant le lieu de vote.

Selon les premiers éléments de l’enquête, ces bulletins devaient ensuite être réintroduits dans deux bureaux de vote, en coordination avec les autres personnes impliquées dans l’affaire.



Un autre élément a été relevé par les investigations judiciaires : l’encre utilisée sur les bulletins saisis serait différente de celle employée dans les bureaux de vote concernés, précise le Parquet général.

Au regard des premiers résultats de l’enquête et afin de déterminer précisément les circonstances de l’affaire ainsi que l’ensemble des responsabilités éventuelles, le Parquet général a décidé de saisir le juge d’instruction.

L’information judiciaire doit porter sur l’implication présumée des mis en cause dans des faits qualifiés par le communiqué d’atteinte aux opérations électorales, de falsification et de complicité. Le Parquet a requis que l’instruction soit menée avec les suspects en état de détention provisoire.

Cette nouvelle étape intervient trois jours après l’ouverture de l’enquête judiciaire. Le 23 septembre, jour du scrutin législatif, le Parquet avait annoncé l’interpellation d’un individu dans l’enceinte d’une école abritant un bureau de vote à Tanger, alors qu’il était en possession d’un sac contenant des bulletins.

Le Parquet général souligne que les investigations doivent permettre de faire toute la lumière sur les circonstances de l’affaire et d’identifier l’ensemble des personnes susceptibles d’être impliquées, quelles que soient leurs qualités ou leurs fonctions. Il indique qu’il continuera à suivre le dossier afin de présenter les réquisitions nécessaires dans le cadre de l’application de la loi.
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