Travail des femmes : le fossé entre les discours et la réalité accentue les inégalités
La place de la femme dans les discours et les programmes des partis politique, c’est à cette thématique que la Fondation Lafqui Titouani a consacré la rencontre-débat organisée vendredi dernier et qui a connu la participation d’intervenants de divers horizons politiques. Au fil des échanges, une ligne de démarcation est apparue de plus en plus précise : celle qui sépare l’égalité énoncée de l’égalité vécue, les intentions affichées des conditions réelles du travail féminin. Peu à peu, le débat a quitté le terrain des abstractions pour se mesurer aux réalités sociales, juridiques et professionnelles. Il a été question des politiques publiques et de leurs limites, des programmes partisans et de leur portée effective. Des échanges riches et francs, une conviction commune s’est dégagée : la femme travailleuse n’est plus une cause périphérique, elle est devenue un révélateur de la cohérence des politiques sociales, de la sincérité des engagements démocratiques et de la capacité de l’action publique à tenir ses promesses.
Ayda Benyahia
02 Février 2026
À 17:45
Il a fallu, dès les premières minutes, resserrer la focale. Pour Boubker Lafqui Titouani, parler de la femme travailleuse, ce n’est pas ouvrir un chapitre annexe du débat public. C’est interroger, frontalement, la manière dont un pays pense son développement et mesure sa justice sociale. La femme travailleuse, a rappelé le président de la Fondation Lafqui Titouani, ne doit plus être un sujet de débat occasionnel. Elle est là où l’économie se fait et là où la famille se maintient. Présente dans la production comme dans les équilibres domestiques, elle demeure pourtant souvent absente des décisions qui la concernent.