LE MATIN
16 Juin 2026
À 13:00
À l'approche de la
Coupe du monde 2030, le
Maroc intensifie le déploiement de grands
projets d’infrastructures routières afin d’améliorer la mobilité, de renforcer la connectivité entre les territoires et de répondre aux exigences de l’événement planétaire, conformément à la
Vision Royale faisant des infrastructures un levier de développement durable et de rayonnement international du Royaume. Le ministre de l’Équipement et de l’Eau,
Nizar Baraka, a détaillé les principaux chantiers en cours dans une réponse à une question écrite du groupe Haraki.
Le ministre a rappelé que le Royaume dispose actuellement d’un
réseau autoroutier de 1.800 kilomètres, comprenant près de 1.600
ouvrages d’art, qui joue un rôle majeur dans le développement économique, touristique et social du pays, tout en contribuant à l’aménagement du territoire, à l’attractivité des investissements et au renforcement des échanges commerciaux.
Dans le cadre du programme de développement autoroutier à l’horizon 2030, plusieurs réalisations ont déjà été menées à terme. Il s’agit notamment de
l’autoroute Tit Mellil-Berrechid, longue de 29 kilomètres, ainsi que des aménagements des
échangeurs d’Aïn Harrouda et de Sidi Maârouf, dont les travaux ont été achevés en 2025.
Parallèlement, plusieurs chantiers structurants sont en cours de réalisation. Parmi eux figure
l’autoroute Guercif-Nador, longue de 104 kilomètres, pour un investissement estimé à 7,9 milliards de dirhams. Les travaux de
l’autoroute continentale Rabat-Casablanca ont également été lancés. Longue de 59 kilomètres et mobilisant près de 6 milliards de dirhams, cette infrastructure desservira notamment la région de Benslimane, où est en construction le futur
Grand Stade Hassan II.
Concernant les
voies express, le
Maroc a porté son réseau à près de 2.300 kilomètres à fin 2025, soit une augmentation de 819 kilomètres par rapport à 2021. Cette dynamique repose sur plusieurs projets majeurs, notamment les axes
Tiznit-Laâyoune, Fès-Taounate, Tétouan-Chefchaouen et Aïn Aouda-Oued Zem, ainsi que les infrastructures de desserte du
port Nador West Med et les aménagements routiers d’
Agadir.
Dans le cadre des préparatifs du
Mondial 2030, le
gouvernement a également engagé un vaste programme de mise à niveau des accès au futur
Grand Stade Hassan II à Benslimane. Une convention de partenariat mobilise à cet effet une enveloppe globale de 5 milliards de dirhams, dont 3,9 milliards de dirhams consacrés à l’amélioration des
infrastructures routières et à la fluidification du trafic vers le stade.
Pour coordonner l’ensemble des préparatifs liés à cette échéance, la
Fondation Maroc 2030 a été créée, en vertu de la loi n°35.25, afin d'assurer le suivi des projets d’infrastructures et de la coordination entre les différents acteurs concernés.
Selon
Nizar Baraka, ces investissements s’inscrivent dans la Vision Royale portée par
S.M. le Roi Mohammed VI, qui fait des infrastructures un levier de développement durable, de cohésion territoriale et de rayonnement international du Royaume. Ils dépassent le seul cadre du Mondial 2030 et visent à améliorer durablement la mobilité des citoyens, à renforcer l’attractivité économique du pays et à laisser un héritage infrastructurel au profit de l’ensemble des régions.