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Le Groupement sanitaire territorial Tanger-Tétouan-Al Hoceïma affiche ses premiers résultats

La deuxième session du Conseil d’administration du Groupement sanitaire territorial (GST) de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma s’est tenue lundi sous la présidence du ministre de la Santé et de la Protection sociale, Amine Tahraoui. L’occasion de dresser le bilan de cette première expérience nationale de territorialisation de la gouvernance sanitaire et de tracer les priorités pour 2026, avec en toile de fond l’amélioration de la qualité des soins, la performance des établissements et la transformation numérique du système de santé.

08 Juin 2026 À 16:10

Réuni à Tanger le 8 juin, le Conseil d’administration du Groupement sanitaire territorial (GST) de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma a marqué une nouvelle étape dans la mise en œuvre de la réforme du système national de santé. Présidée par le ministre de la Santé et de la Protection sociale, Amine Tahraoui, cette deuxième session a rassemblé les principaux acteurs institutionnels de la région, notamment le wali de la région, Younes Tazi, le président du Conseil régional, Omar Moro, ainsi que les membres du Conseil d’administration du groupement. Cette réunion intervient dans le cadre du déploiement des groupements sanitaires territoriaux, l’un des chantiers structurants de la réforme de la santé engagée conformément aux Hautes Orientations Royales. L’objectif est de bâtir une gouvernance sanitaire plus efficace, plus intégrée et davantage centrée sur les besoins des citoyens, tout en renforçant l’équité territoriale dans l’accès aux soins.

Une expérience pilote devenue référence nationale

Dans son allocution d’ouverture, le ministre a rappelé que le Groupement sanitaire territorial de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma constitue la première expérience lancée dans le Royaume dans le cadre de ce nouveau modèle organisationnel. Cette phase pilote a permis de tester plusieurs mécanismes de gouvernance et de gestion, tout en tirant des enseignements qui accompagnent aujourd’hui la généralisation progressive du dispositif aux autres régions du Maroc. Le ministre a souligné que la phase actuelle ne consiste plus à mettre en place les structures, mais à renforcer leur efficacité. Il a insisté sur la nécessité de consolider la gouvernance, d’améliorer les performances des établissements de santé et d’accroître la qualité des services rendus aux citoyens. « Le citoyen ne juge pas la réussite d’une réforme au nombre de structures créées, mais à l’amélioration concrète de son accès aux soins, à la qualité de sa prise en charge et à la continuité des services », a-t-il notamment affirmé.

Des indicateurs en progression

Les travaux du Conseil ont porté sur l’examen du bilan d’activité du GST, l’approbation des comptes annuels de l’exercice 2025, ainsi que l’étude du programme d’action et du projet de budget pour l’année 2026. Les résultats présentés témoignent d’une évolution positive de plusieurs indicateurs de performance. Les consultations médicales ont progressé de 10,94%, tandis que les hospitalisations complètes ont enregistré une hausse de 6,99%. Les interventions chirurgicales programmées ont, quant à elles, augmenté d’environ 35%, alors que la chirurgie d’urgence a progressé de plus de 13%. Les analyses de laboratoire affichent également une croissance notable de 24,57%.

Pour le ministère, ces chiffres constituent les premiers signes tangibles d’une amélioration progressive de l’organisation de l’offre de soins à l’échelle régionale. Ils traduisent notamment un meilleur niveau de coordination entre les établissements de santé, une articulation renforcée entre les soins de santé primaires et les structures hospitalières, ainsi qu’une meilleure adaptation des services aux besoins de la population.

Au-delà du bilan, la réunion a permis de définir les priorités de la prochaine phase. Le ministre a appelé à accélérer la mise en œuvre des projets engagés, à renforcer la discipline de gestion et à améliorer les performances financières du groupement, notamment à travers une meilleure facturation des prestations, le recouvrement des créances et une utilisation optimale des ressources disponibles.

La transformation numérique a également occupé une place centrale dans les échanges. Les responsables ont insisté sur l’importance du système d’information comme levier stratégique de pilotage, de suivi des performances et d’amélioration du parcours de soins. L’ambition est de disposer d’une gouvernance fondée sur des données fiables et actualisées, permettant une prise de décision plus rapide et plus efficace.

Dans cette perspective, le ministre a rappelé qu’aucune institution sanitaire moderne ne peut aujourd’hui fonctionner sans une digitalisation avancée et sans une exploitation optimale des données de santé.

Enfin, Amine Tahraoui a rendu hommage aux professionnels de santé, aux cadres administratifs et aux équipes techniques mobilisés sur le terrain. Il a souligné que la réussite de cette réforme dépend avant tout de l’engagement quotidien des femmes et des hommes qui font vivre le système de santé.

À travers cette deuxième session, le Groupement sanitaire territorial de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma confirme ainsi son rôle de laboratoire de la réforme sanitaire marocaine. Après la phase de lancement, l’enjeu est désormais de transformer les acquis institutionnels en améliorations concrètes et durables pour les citoyens, tout en consolidant un modèle de gouvernance appelé à inspirer l’ensemble des régions du Royaume.
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