LE MATIN
07 Mai 2026
À 12:41
Longtemps présenté comme le «
tunnel de Tichka », le projet de liaison souterraine à travers le Haut Atlas porte désormais le nom de «
tunnel de l’Ourika ». Une précision apportée par
Nizar Baraka lors de son passage dans l’émission « Saât Assaraha », diffusée mercredi sur 2M.
Le ministre de l’Équipement et de l’Eau a expliqué que ce projet structurant s’inscrit dans la vision de désenclavement et de développement territorial accélérée après le
séisme d’Al Haouz. Selon lui, cette infrastructure permettra non seulement d’améliorer la connectivité entre
Marrakech et
Ouarzazate, mais aussi d’ouvrir de nouvelles perspectives économiques pour les provinces de montagne concernées. « Ce projet est possible et nécessaire », a affirmé M. Baraka, estimant que le futur tunnel jouera un rôle majeur dans la mobilité, le transport et le développement régional.
Le responsable gouvernemental a également détaillé l’état d’avancement du dossier. Les différentes études menées jusqu’à présent ont permis d’atteindre un stade avancé de préparation. Une dernière étape technique reste toutefois indispensable avant le lancement effectif des travaux : la réalisation d’une galerie exploratoire à l’intérieur du tracé prévu. Cette galerie doit permettre aux ingénieurs d’analyser avec précision la nature géologique du
massif montagneux et de mieux maîtriser les
contraintes techniques liées à la construction du tunnel. Or, les deux marchés lancés dans ce cadre n’ont pas abouti, a reconnu le ministre.
Face à cette situation, le ministère mène désormais des discussions avec des entreprises étrangères spécialisées afin de poursuivre cette phase cruciale des études techniques. L’objectif est de disposer d’une vision précise des conditions de réalisation et du coût final du chantier.
Selon Nizar Baraka, l’investissement global du projet est actuellement estimé entre 10 et 12 milliards de dirhams. Malgré les difficultés techniques rencontrées, le gouvernement entend poursuivre ce projet considéré comme stratégique pour l’avenir des infrastructures routières du Royaume. "Il faut peut-être attendre le prochain gouvernement", souligne l'invité.