05 Mars 2026 À 15:35
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Le projet est scindé en deux phases: la première concerne le tronçon s’étendant de Bab Silsila à Bab Targhount Rahal El Meskini, en direction de Bab Oulad Bounouna, sur une longueur de 4.580 mètres, pour un coût d’environ 23 MDH et une durée de réalisation de 10 mois. La deuxième phase concerne la section s'étendant jusqu'à Bab Zarkan, sur une longueur de 4.054 mètres, pour un coût de 16 MDH.
Ce projet renforcera la résilience et assurera la préservation de la valeur symbolique et culturelle de ces monuments historiques, afin qu'ils demeurent un témoignage vivant du patrimoine architectural et culturel de Taroudant pour les générations futures. Il vise également à préserver le caractère architectural originel des remparts de Taroudant en utilisant des matériaux et des techniques de construction traditionnels, en harmonie avec son style urbain historique.
Dans une déclaration à la MAP, Mohamed Amharsi, premier vice-président du Conseil communal de Taroudant, a indiqué que la restauration et de réhabilitation des remparts historiques est l'un des projets majeurs entrepris dans la ville suite au séisme d'Al Haouz, mettant en avant la valeur symbolique et culturelle des remparts, qui font partie intégrante de la mémoire et de l'identité urbaine de Taroudant. Il a ajouté que la collaboration étroite entre les différentes parties prenantes garantissait le respect des normes techniques établies pour la restauration des sites historiques et la préservation des caractéristiques architecturales et des portes authentiques des remparts. Et d’enchaîner que le projet ne se limite pas à la réparation des dégâts et à la réhabilitation structurelle, mais s'inscrit dans une vision globale de développement visant à valoriser le patrimoine local et à en faire un moteur de développement économique et social.
M. Amharsi a souligné, par ailleurs, que l'adoption de techniques et de matériaux traditionnels, compatibles avec la construction d'origine, témoignait de la volonté de préserver le caractère historique des remparts, tout en assurant leur pérennité et leur résistance aux intempéries. Il a estimé que ce projet rappelait que la protection du patrimoine est une responsabilité collective, et la reconstruction après une catastrophe doit être l'occasion de renforcer l'identité et de préserver la mémoire collective.