Société

Championnat de cuisine et de pizza : le Maroc vise le Mondial 2027

La troisième édition du Championnat national marocain de cuisine et de pizza, organisée les 14 et 15 octobre à Casablanca, met en compétition les professionnels de trois disciplines. Pour l’Association marocaine des chefs, l’enjeu est double : valoriser les compétences nationales et identifier les talents susceptibles de représenter le Maroc au Championnat du monde de la pizza 2027.

14 Octobre 2026 À 17:11

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Les professionnels des arts culinaires se donnent rendez-vous à Casablanca pour la troisième édition du Championnat national marocain de cuisine et de pizza, organisée les 14 et 15 octobre par l’Association marocaine des chefs (AMC), avec pour ambition de valoriser les talents nationaux et de distinguer ceux qui porteront les couleurs du Maroc lors des prochaines compétitions internationales.



Au programme, trois disciplines : le Championnat national du meilleur pizzaiolo, le Concours national du meilleur plat de viande et le Pizza Freestyle, une épreuve spectaculaire qui associe technicité, créativité et maîtrise des gestes dans la manipulation de la pâte à pizza. Pour Anass Ouhaziz, membre du bureau de l’Association marocaine des chefs, cette nouvelle édition marque une étape importante dans le développement de la manifestation. «Notre ambition est de faire de cet événement un véritable rendez-vous de référence pour les professionnels des arts culinaires au Maroc», souligne-t-il.

Au-delà de la diversité des épreuves, le championnat se distingue cette année par sa dimension internationale. Les compétitions serviront en effet de cadre aux sélections nationales en vue du Championnat du monde de la pizza 2027, en Italie. L’enjeu est de repérer les profils les plus prometteurs et de donner aux professionnels marocains l’occasion de se mesurer à leurs homologues étrangers. Une perspective qui confère à cette rencontre une portée particulière, en faisant de la performance individuelle un levier de valorisation du savoir-faire national.

L’exigence au cœur des épreuves

Le niveau attendu devrait être à la hauteur de cette ambition. «Le Maroc dispose aujourd’hui de chefs et de pizzaiolos talentueux, capables de conjuguer maîtrise des techniques culinaires, créativité et respect des standards professionnels internationaux», affirme Anass Ouhaziz. L’objectif, précise-t-il, est de permettre à ces compétences de s’exprimer dans un cadre compétitif «sérieux, transparent et équitable». Pour départager les candidats, des jurys spécialisés s’appuieront sur des critères adaptés à chaque discipline.
La maîtrise technique, la qualité des préparations, l’équilibre des saveurs, la présentation, l’originalité ainsi que le respect des règles d’hygiène et d’organisation seront notamment pris en compte dans les épreuves culinaires. En Pizza Freestyle, la dextérité, la précision des mouvements et la créativité occuperont une place centrale, aux côtés de la qualité de la performance. Mais la compétition ne se résume pas à la maîtrise du geste ou à l’esthétique d’une assiette.
La capacité à gérer la pression, la discipline et le professionnalisme font aussi partie des qualités recherchées. «Pour nous, un champion ne se distingue pas uniquement par sa technique, mais aussi par sa discipline, sa passion et sa capacité à se dépasser», insiste le membre du bureau de l’AMC.

Miser sur la formation et l’ouverture internationale

Derrière le classement et les distinctions, l’association défend une ambition plus large : accompagner durablement les professionnels et favoriser l’émergence d’une nouvelle génération de chefs. «Pour l’Association marocaine des chefs, la compétition n’est pas une finalité en soi. Elle constitue avant tout un moyen de découvrir les talents, de valoriser leurs compétences et de leur ouvrir de nouvelles perspectives professionnelles», explique Anass Ouhaziz. Cette démarche repose notamment sur la formation, la valorisation des compétences et l’ouverture à l’international.
L’AMC entend encourager les échanges entre jeunes talents et professionnels expérimentés, promouvoir le partage des connaissances et renforcer les passerelles entre les établissements de formation, les acteurs du secteur ainsi que les partenaires institutionnels et privés. La participation aux grandes compétitions internationales constitue aussi un moyen de confronter les candidats aux exigences d’autres écoles culinaires, d’enrichir leur expérience et de donner davantage de visibilité à leurs compétences.
Pour l’association, le défi consiste à transformer les performances individuelles en un véritable levier de reconnaissance collective. «Nous sommes convaincus que le Maroc possède toutes les compétences nécessaires pour occuper une place de premier plan dans les arts culinaires à l’échelle internationale», affirme Anass Ouhaziz. Et de souligner que l’investissement dans les jeunes chefs revient à investir dans l’avenir de la gastronomie, du tourisme et du rayonnement international du Royaume.
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