Société

El Midaoui présente ses excuses après l’emploi de l’expression « mariage mongolien »

L’emploi de l’expression « mariage mongolien » par le ministre de l’Enseignement supérieur a relancé le débat sur les mots utilisés pour désigner les personnes porteuses de trisomie 21 et, plus largement, sur le respect de leur dignité. Après les protestations d’associations, Azzeddine El Midaoui a présenté ses excuses.

28 Octobre 2026 À 12:09

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Azzeddine El Midaoui a présenté ses excuses mardi, lors d’une séance de questions orales à la Chambre des conseillers, après l’emploi de l’expression « mariage mongolien » au Parlement. « Je présente des excuses officielles, en toute sincérité et avec courage, aux familles, aux personnes concernées et aux associations qui s’occupent d’elles », a déclaré le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation. Il a ajouté qu’il n’avait « jamais eu l’intention ni la volonté de porter atteinte à ces personnes ».

La veille, à la Chambre des représentants, El Midaoui répondait à une question sur la création d’une université dans la région de Drâa-Tafilalet. Il défendait l’idée que les étudiants puissent poursuivre leur parcours dans différentes villes et régions, plutôt que de rester dans leur territoire d’origine de l’école primaire jusqu’à l’université. Pour illustrer son propos, il avait comparé cette situation au mariage entre membres d’une même famille et aux risques génétiques qui peuvent en découler, avant d’utiliser l’expression qui a suscité la polémique.

Le ministre a reconnu une « erreur de formulation » et expliqué que le temps imparti à son intervention ne lui avait pas permis de développer suffisamment sa pensée. Il a aussi rappelé que les droits des personnes concernées étaient garantis par la Constitution et les lois, et affirmé son respect à leur égard.

Ses excuses sont intervenues après les appels d’associations à reconnaître le caractère blessant de la formule. L’Organisation marocaine des droits des femmes en situation de handicap avait dénoncé une expression qu’elle estime discriminatoire et portant atteinte à la dignité des personnes en situation de handicap. Elle avait demandé au ministre de présenter des excuses publiques et de faire retirer la formule du procès-verbal de la séance. Elle avait également appelé le chef du gouvernement, le président de la Chambre des représentants et le Conseil national des droits de l’Homme à prendre position.

À la suite des excuses du ministre, Samira Bakhti Saadi, présidente de l’Amicale marocaine des handicapés, a salué une démarche « positive et courageuse ». « En tant que société civile, mères, pères et familles de personnes en situation de handicap, nous saluons ce courage et acceptons ces excuses », a-t-elle déclaré. Elle a toutefois appelé à employer un vocabulaire respectueux, notamment au Parlement et dans les médias, et à désigner les personnes concernées comme des personnes porteuses de trisomie 21.

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