YOUSSEF CHAAT
26 Janvier 2026
À 14:05
Dans une longue intervention diffusée samedi, lors d’une cérémonie célébrant la victoire des
Lions de la Téranga,
Abdoulaye Fall a multiplié les griefs à l’encontre de l’organisation de la finale disputée à Rabat, allant jusqu’à affirmer que « le Maroc tient tout en main et décide de tout ». Des accusations graves, qui interviennent au moment précis où la commission disciplinaire de la
Confédération africaine de football (CAF) s’apprête à prononcer des sanctions inédites contre le
Sénégal, en lien avec les incidents survenus lors de la finale.
« Aucun pays ne s’est opposé au
Maroc comme le
Sénégal l’a fait durant cette
CAN », a déclaré Abdoulaye Fall, dans des propos relayés par plusieurs médias sénégalais. « Un Marocain est à la vice-présidence de la CAF. Le Maroc contrôle cette instance. Qu’on se dise la vérité », a-t-il ajouté, visant directement
Fouzi Lekjaa, président de la
Fédération Royale Marocaine de Football et vice-président de la
CAF.
Le principal grief formulé par Abdoulaye Fall concerne la désignation de l’arbitre de la finale. « Nous devions connaître l’identité de l’arbitre deux jours avant la finale. C’est la veille du match, à 22h00, qu’on nous a transmis la notification », a-t-il affirmé, dénonçant une « manœuvre » visant à empêcher toute procédure de récusation. « Pendant la finale, nous avons envoyé une lettre de protestation à la CAF, alors que nous étions encore au stade », a-t-il révélé.
Ces accusations infondées interviennent dans un climat déjà tendu, après les débordements ayant émaillé la finale et les propos polémiques de certains joueurs sénégalais, à l’image d’Ismaïla Jakobs, qui avait évoqué de supposés faits d’empoisonnement. En instaurant un récit victimaire et en désignant le Maroc comme coupable idéal, le président de la FSF semble vouloir influencer le climat précédant la décision attendue.