Amine Raad
08 Juillet 2026
À 14:05
Le choc
Maroc-France en quart de finale du
Mondial 2026 a remis au goût du jour le fameux duel de la demi-finale 2022 au Qatar. La date du 14 décembre 2022 reste d’ailleurs une blessure ouverte pour le
football marocain, convaincu d'avoir été spolié d’un destin plus grand au stade Al-Bayt. Ce soir-là, l’arbitre mexicain César Arturo Ramos est passé à côté de sa demi-finale en oubliant deux penalties flagrants pour le
Maroc, une passivité d'autant plus incompréhensible que
l’assistance vidéo (VAR) était restée totalement muette.
L’action de la 27e minute demeure le symbole de cette injustice : alors que Sofiane Boufal s’infiltre dans la surface française, il subit une charge évidente et illicite du défenseur Théo Hernandez. Contre toute attente, l'arbitre siffle une faute contre l’attaquant marocain et lui inflige un carton jaune, provoquant la stupeur des consultants internationaux, dont Rio Ferdinand. Juste avant la pause, une seconde faute d’Aurélien Tchouaméni, retenant Selim Amallah par la taille dans la surface de réparation, est à son tour balayée d’un revers de main. Ces erreurs grossières ont privé le
Maroc d'une chance légitime d'égaliser, faussant l'équité d'une rencontre historique et poussant la
FRMF à contester formellement ce traitement injuste auprès des instances de la
FIFA.
La crainte d’un arbitrage partiale à Boston
Quatre ans plus tard, l’annonce officielle de la désignation de l’arbitre argentin Facundo Tello ravive toutes les passions et concentre l'anxiété du public marocain à l'aube du quart de finale à Boston. Le choix de l'officiel sud-américain fait déjà couler beaucoup d'encre : les supporters se souviennent avec joie que Tello était au sifflet lors du mémorable quart de finale remporté face au Portugal en 2022 (1-0), mais la paranoïa ambiante reste vive. Pour la France, ce sera une grande première puisque l'Argentin n'a jamais dirigé les Bleus au cours de sa carrière internationale. Cette nomination ultra-sensible intervient dans un climat électrique, marqué par de récentes controverses et des plaintes françaises sur les cartons, mais surtout par le récent choc Argentine-Égypte où les fans sud-américains s'étaient eux-mêmes indignés de la désignation d'un arbitre français. Face à ce jeu de miroirs géopolitique, le public craint que la pression médiatique n'égare le sifflet de Tello. À Boston, les Lions de l'Atlas n'exigent aucun favoritisme, mais un arbitrage irréprochable pour que le football reprenne enfin ses droits.