YOUSSEF CHAAT
02 Juillet 2026
À 16:24
Le Matin : Dans quelques jours, vous disputerez votre prochain combat à la PFL MENA. Comment s'est déroulée votre préparation ?
Badreddine Diani : Je peux dire que c'est probablement la meilleure préparation que j'ai réalisée cette année. Je me sens prêt à 100%. J'ai passé un mois en Thaïlande où je me suis entraîné avec certains des meilleurs combattants du monde. Ensuite, je suis rentré au Maroc pour terminer mon camp d'entraînement à Casablanca avec mon coach et toute mon équipe des Robles. Nous avons peaufiné les derniers détails pour arriver dans les meilleures conditions. Honnêtement, la version de Badreddine Diani que le public découvrira cette fois-ci sera inédite.
Vous avez déjà disputé les finales de la PFL MENA en 2024 et en 2025. En quoi ces expériences vous serviront-elles cette année ?
Chaque expérience m'a fait grandir. En 2024, j'avais remporté mon combat, mais une blessure en demi-finale m'avait empêché d'aller jusqu'au bout. En 2025, j'ai atteint la finale, mais elle ne s'est pas déroulée comme je l'espérais. Aujourd'hui, j'ai appris de ces deux expériences, de mes erreurs comme de mes réussites. Comme on dit souvent, la troisième fois est la bonne. J'espère amener cette ceinture au Maroc.
Avant le MMA, vous avez construit un impressionnant palmarès en sambo. Quel rôle cette discipline a-t-elle joué dans votre parcours ?
En réalité, je pratiquais déjà le MMA, mais il n'y avait pas encore de compétitions au Maroc. Le sambo combat était alors la discipline qui s'en rapprochait le plus. J'ai disputé mon premier championnat national en 2014, puis les championnats d'Afrique, que j'ai remportés à plusieurs reprises. J'ai également obtenu des médailles lors des championnats du monde et au Grand Prix de Paris. Le sambo m'a énormément apporté. Les deux disciplines sont très proches : la principale différence est que le sambo se pratique avec un judogi sur un tapis, alors que le MMA se déroule dans une cage. Cette expérience m'a permis de développer mes qualités techniques et tactiques. Je suis très reconnaissant envers la Fédération Royale marocaine de sambo, qui m'a donné l'opportunité de représenter le Maroc. C'est grâce à cette discipline que j'ai pu me faire connaître.
La PFL organisera prochainement son premier événement au Maroc. Qu'est-ce que cela représente pour vous ? C'est une excellente nouvelle pour le MMA marocain. Mon rêve a toujours été de combattre devant mon public. Voir la PFL venir au Maroc montre que notre pays prend une place de plus en plus importante dans cette discipline. Lors de ma finale l'an dernier, de nombreux supporters avaient fait le déplacement pour m'encourager. L'organisation a constaté l'engouement des Marocains pour le MMA et le niveau de nos combattants. Les Marocains ont toujours montré qu'ils pouvaient briller dans le sport, et je suis convaincu que cet événement contribuera encore davantage au développement du MMA dans notre pays. Bien sûr, j’y serai présent.
Quel message souhaitez-vous adresser aux jeunes Marocains qui rêvent de faire carrière dans le MMA ?
Je leur dirais avant tout de ne jamais abandonner. Nous avons énormément de talents au Maroc. Il faut simplement continuer à travailler, être patient et persévérant. Avec de la discipline et de la détermination, les portes des plus grandes organisations peuvent s'ouvrir. Les combattants marocains ont leur place parmi les meilleurs.
Pour conclure, quel message souhaitez-vous adresser aux Lions de l'Atlas, actuellement engagés en Coupe du monde ?
L'équipe nationale nous rend fiers à chaque match. Elle montre une très belle image du Maroc à travers le monde. Je suis très optimiste pour la suite et, avec la volonté de Dieu, pourquoi ne pas rêver de voir cette Coupe du monde remportée par le Maroc ?