Amine Raad
03 Novembre 2026
À 14:10
Devenue presque récurrente en
Botola D1, la valse des entraîneurs s’accélère au fil des journées. Le dernier épisode en date concerne le
Raja de Casablanca, qui a officiellement mis fin, le 2 novembre, à sa collaboration avec l’Espagnol
Paco Jémez. Les résultats insuffisants et les prestations en deçà des attentes ont précipité cette séparation, après seulement quelques semaines à la tête des Verts. La défaite concédée face à la
Renaissance de Berkane (0-2) a notamment accentué la pression autour du technicien espagnol.
Le bilan du
Raja en championnat traduit cette entame poussive : après cinq journées, le club ne totalise que six points, avec une seule victoire, trois matchs nuls et une défaite. Avec trois buts marqués pour quatre encaissés, les Verts végètent à la 13e place du classement, une position bien éloignée des ambitions affichées en début de saison. Mais les interrogations ne s’arrêtent pas au banc de touche. Le directeur sportif du club,
Rogério Matias, serait lui aussi sur la sellette, dans un contexte de critiques visant les choix opérés lors du
mercato estival et la gestion du
projet sportif. Si son départ n’est pas officiellement confirmé, les spéculations témoignent du climat tendu qui règne au sein du club casablancais. La direction cherche désormais à relancer la machine et à éviter que les difficultés du début de saison ne compromettent davantage les ambitions du Raja en championnat.
Rui Almeida proche du départ
La situation est tout aussi préoccupante au Maghreb de Fès (MAS), champion en titre, où l’avenir de Rui Almeida semble sérieusement compromis. Le technicien portugais, arrivé avec l’ambition de maintenir le club au sommet du football national et de réussir son retour sur la scène continentale, se retrouve fragilisé par un bilan irrégulier. La défaite concédée face au Widad de Témara (0-1), dimanche, a accentué les doutes et ravivé le mécontentement des supporters. Après six rencontres de championnat marquées par deux victoires, deux nuls et deux défaites, la direction fassie aurait décidé de mettre un terme à sa collaboration avec l’entraîneur. Une décision dont l’officialisation reste à confirmer. Le contexte est d’autant plus délicat que le MAS s’apprête à disputer la phase de groupes de la Ligue des champions de la CAF, une échéance majeure qui exige une équipe compétitive et un cadre de travail stable.
Le sort de Rui Almeida illustre ainsi la faible marge de manœuvre dont disposent les entraîneurs dans un championnat où les résultats immédiats pèsent souvent plus lourd que le temps nécessaire à la construction d’un collectif. Le Wydad de Casablanca avait déjà ouvert cette série de départs en se séparant à l’amiable de Paulo Sérgio Brito, le 22 octobre dernier, après un début de saison compliqué. D’autres situations restent à éclaircir, notamment celle de la Renaissance sportive de Zemamra et de Mehdi El Mrani Alaoui, dont le départ est presque acté. Ces bouleversements successifs posent une nouvelle fois la question de la stabilité technique en Botola Pro Inwi D1, où quelques contre-performances suffisent parfois à remettre en cause tout un projet sportif.