La sixième journée de la Botola Pro inwi D1 a rebattu certaines cartes et accentué les doutes autour de plusieurs formations ambitieuses. Le Raja de Casablanca figure parmi les principales déceptions de cette journée. En déplacement à Berkane, les hommes de Paco Jémez n'ont jamais réellement réussi à imposer leur jeu face à une Renaissance sportive disciplinée, efficace et déterminée à décrocher son premier succès de la saison en championnat. Les locaux ont rapidement pris les commandes de la rencontre, mettant sous pression une défense rajaouie en manque de repères. Leur domination a fini par payer à la 29e minute, lorsque Youssef Mehri a trouvé le chemin des filets, profitant d'un mauvais alignement défensif des visiteurs. Malgré quelques tentatives pour revenir dans la partie, les Verts ont manqué de justesse et d'inspiration pour inquiéter sérieusement leurs adversaires. Bien organisés, les Berkanais ont contrôlé les débats avant de porter l'estocade à la 85e minute. Yassine Labhiri a transformé un penalty pour sceller la victoire des siens (2-0). Au-delà du score, cette prestation confirme les difficultés du Raja à donner de la cohérence à son jeu et à concrétiser ses ambitions. Une première défaite en championnat qui tombe au plus mauvais moment, alors que le club cherche encore ses marques.
La grogne des supporters s'accentue, la pression monte sur le staff et la direction du Raja
Au coup de sifflet final, la frustration des supporters rajaouis était à la mesure des attentes déçues. Si cette défaite constitue le premier revers du club en championnat, elle prolonge une entame laborieuse, marquée par une seule victoire et trois matchs nuls. Le bilan nourrit les interrogations sur la capacité de l'équipe à retrouver rapidement son niveau et à se mêler à la lutte pour les premières places. L'entraîneur espagnol Paco Jémez se retrouve particulièrement exposé. Ses choix tactiques, l'animation offensive et la gestion de l'effectif suscitent des critiques, alors que le Raja peine à afficher un visage convaincant. Le directeur sportif, le Portugais Rogério Matias, est lui aussi attendu au tournant, notamment sur les choix opérés lors du recrutement estival et la construction d'un groupe capable de répondre aux exigences du club. La contestation vise également la direction présidée par Jawad Ziyat, appelée à apporter des réponses concrètes aux difficultés actuelles. Dans un environnement où les résultats dictent souvent le tempo, la pression s'accentue sur les responsables rajaouis. Les prochaines sorties seront déterminantes pour apaiser les tensions et éviter que les doutes ne s'installent durablement.
Surprises et statu quo sur les autres pelouses de la journée
La sixième journée a également réservé son lot de surprises sur les autres terrains. Le Maghreb de Fès a ainsi subi un coup d'arrêt inattendu face au Widad de Témara, qui s'est imposé sur la plus petite des marges (1-0). Cette défaite freine les ambitions du MAS, qui espérait poursuivre sur sa lancée après un début de saison encourageant. De leur côté, l'AS FAR et le COD Meknès se sont quittés sur un score nul et vierge (0-0), au terme d'une rencontre disputée où aucune des deux formations n'est parvenue à faire la différence. Ce partage des points laisse les deux équipes en quête d'un résultat plus convaincant pour la suite du championnat. Enfin, l'Ittihad de Tanger a réalisé une bonne opération en allant battre la Renaissance de Zemamra (1-0), engrangeant trois points précieux dans une journée marquée par plusieurs résultats serrés. Ces différentes issues redistribuent les cartes au classement, tandis que le Raja, désormais treizième avec six points et un match en retard face à l'AS FAR, doit rapidement réagir. Pour les Verts, l'urgence est moins de tirer des conclusions définitives que de trouver des solutions concrètes afin de remettre l'équipe sur les rails.
