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CAN 2025 : La Fédération sénégalaise de football défie la CAF et parade avec le trophée au Stade de France

Déchue de son titre de championne d’Afrique 2025 par le jury d’appel de la Confédération africaine de football, la Fédération sénégalaise de football (FSF) a franchi un nouveau cap, samedi dernier, dans sa contestation. En grande pompe, elle a présenté le trophée de la CAN au Stade de France, à Paris, dans un geste fort, presque défiant. Pourtant, le dossier est désormais entre les mains du Tribunal arbitral du sport (TAS), mais l’instance sénégalaise semble vouloir forcer le destin. Une prise de risque maximale, qui pourrait lui coûter très cher et peser lourd dans la balance du TAS.

Les joueurs sénégalais exhibant le Trophée de la CAN au stade de France. Ph. FSF

29 Mars 2026 À 10:10

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Portée par une foule acquise à sa cause, la sélection sénégalaise a brandi le trophée doré sur la pelouse du Stade de France, en marge du match amical face au Pérou, samedi dernier. Une scène digne d’un sacre... mais sans validation officielle. Cette célébration, aux airs de triomphe, s’est déroulée en totale rupture avec les règlements de la CAF et de la FIFA. En exhibant un titre qui ne lui appartient plus juridiquement, la FSF s’expose clairement. Les protocoles sont pourtant limpides : seul le vainqueur reconnu par les instances peut parader avec le trophée. Ce coup d’éclat n’est pas isolé. Il s’inscrit dans une stratégie de communication offensive.

Depuis la décision du jury d’appel de la CAF, confirmant la défaite administrative du Sénégal et la victoire du Maroc, la FSF mène une véritable bataille médiatique. Conférences de presse, déclarations chocs, accusations lourdes : les dirigeants sénégalais dénoncent une supposée « corruption systémique » au sein de la CAF. Plus loin encore, ils accusent ouvertement le Maroc d’exercer une influence déterminante sur les rouages de l’instance africaine. Une posture victimaire assumée, exportée jusqu’au cœur de l’Europe, avec un objectif clair : déplacer le combat sur le terrain de l’opinion internationale.

Quelles répercussions sur le dossier de la Coupe d’Afrique ?

Si la démonstration du Stade de France a pu galvaniser une partie du public sénégalais, elle pourrait se retourner contre ses auteurs sur le plan juridique. Le dossier est désormais entre les mains du TAS, à Lausanne. En optant pour le bras de fer et la provocation, la FSF s’expose à des accusations de non-respect des procédures et d’atteinte à l’image du football africain. La réaction ne s’est pas fait attendre. Le Club des avocats au Maroc, particulièrement attentif aux accusations visant le Royaume, serait déjà passé à l’action. Une stratégie méthodique aurait été enclenchée : un huissier de justice aurait été dépêché au Stade de France pour consigner chaque détail de cette cérémonie jugée irrégulière. Ce constat pourrait devenir une pièce clé dans une plainte adressée à la FIFA. L’objectif est limpide : transformer ce coup médiatique en preuve tangible de défiance. Les sanctions potentielles sont lourdes : amendes conséquentes, voire suspension des sélections nationales de toutes compétitions internationales pour « atteinte à la crédibilité des instances ». À force de vouloir imposer sa vérité, la FSF joue gros. Ce qui se voulait un acte de fierté nationale pourrait bien se transformer en pari risqué. Un saut dans l’inconnu juridique, dont le football sénégalais pourrait sortir profondément fragilisé.
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