YOUSSEF CHAAT
29 Mars 2026
À 14:05
Face à une affaire aux répercussions mondiales considérables, le président de la CAF, Patrice Motsepe, a adopté une ligne de réserve. « Ce qui s’est passé lors du match final entre le Sénégal et le Maroc est légitimement une question importante que nous devons continuer à discuter, mais ce que nous voulons souligner, c’est que cette affaire est devant le TAS, qui est l’organe de décision le plus élevé pour le football mondial », a déclaré Patrice Motsepe lors de la conférence de presse qui a suivi la réunion.
Le président sud-africain a été encore plus catégorique sur le respect de la procédure. « Quelle que soit la décision du TAS, nous la respecterons. Nous respecterons et mettrons en œuvre toute décision prise par le tribunal. Mon devoir est d’appliquer et de respecter cette décision, car c’est ainsi que les institutions et les organismes du monde entier sont dirigés. », a ajouté le président de l’instance continentale.
Déchue de son titre de championne d’Afrique 2025 par le jury d’appel de la Confédération africaine de football, la Fédération sénégalaise de football (FSF) a franchi un nouveau cap, samedi dernier, dans sa contestation. En grande pompe, elle a présenté le trophée de la CAN au Stade de France, à Paris, dans un geste fort, presque défiant. Pourtant, le dossier est désormais entre les mains du Tribunal arbitral du sport (TAS), mais l’instance sénégalaise semble vouloir forcer le destin. Une prise de risque maximale, qui pourrait lui coûter très cher et peser lourd dans la balance du TAS.
Un appel à l’unité entre Marocains et Sénégalais
Conscient des tensions suscitées par cette affaire, le président de la CAF a tenu à adresser un message d’apaisement. « Nous n'allons pas permettre au football de diviser nos peuples, au contraire, le football doit être le moteur qui unit », a-t-il déclaré, évoquant « une histoire profonde » entre les deux nations. Dans le même esprit, Motsepe a insisté sur le principe d’équité : « Aucune association membre ne sera traitée préférentiellement. ».
Le Maroc salué pour son rôle incontournable
Lors de sa conférence, Patrice Motsepe n’a pas tari d’éloges envers le
Maroc, soulignant son rôle essentiel dans l’organisation des compétitions africaines. « Souvent, il y a des appels d’offres, et pour certaines des compétitions les plus difficiles et les moins rentables, comme le Futsal ou la Ligue des champions féminine... dans certaines de ces propositions que nous recevons, le Maroc est la seule offre. », a-t-il affirmé.
Motsepe a été encore plus direct sur la
CAN 2025 : « Je suis également clair dans mon esprit, du point de vue de la CAF, nous avons eu la CAN la plus réussie au Maroc. ». Le président a conclu en appelant l’ensemble du continent à se tourner vers l’avenir : « On doit passer à autre chose. On doit continuer à travailler pour développer le football. On doit supporter chaque nation qui va disputer la Coupe du monde. »
Mosengo-Omba quitte la CAF
Secrétaire Général de la CAF depuis trois décennies, Véron Mosengo-Omba a annoncé son départ en marge de ce Comex : « Après plus de 30 ans d’une carrière professionnelle internationale au service d’un football idéal capable de rassembler, d’éduquer et de créer des opportunités porteuses d’espoir, j’ai pris la décision de quitter mes fonctions de Secrétaire Général de la CAF pour me consacrer à des projets plus personnels. Maintenant que j’ai pu lever les soupçons que certains se sont donnés beaucoup de mal à faire peser sur moi, je peux me retirer sereinement et sans contrainte en laissant une CAF prospère comme jamais. », a-t-il déclaré.