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CAN 2027 : le projet « Pamoja » est-il prêt à accueillir une édition à 28 équipes ?

Le président de la Confédération africaine de football, Patrice Motsepe, a officialisé mercredi l’élargissement de la Coupe d’Afrique des nations, qui passera de 24 à 28 équipes. Selon le patron de la CAF, cette nouvelle formule sera inaugurée dès la prochaine édition du tournoi continental, organisée conjointement par le Kenya, la Tanzanie et l’Ouganda. Une décision qui soulève toutefois de nombreuses interrogations, alors que les trois pays hôtes doivent déjà composer avec d’importants retards dans leurs projets d’infrastructures. Le projet « Pamoja » sera-t-il en mesure de relever un défi d’une telle ampleur et d’accueillir un nombre encore plus important d’équipes et de supporters ?

Le Talanta Sports City Stadium à Nairobi est devenu l'un des symboles de l'organisation kenyane de la CAN 2027.

23 Juillet 2026 À 14:35

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En validant le passage à 28 sélections, la CAF met clairement la pression sur les organisateurs de la CAN 2027. Cette annonce intervient alors que la viabilité logistique du projet continue de susciter de sérieuses réserves au sein des instances du football africain. Conçue à l’origine pour un tournoi à 24 équipes, la candidature commune « Pamoja » accuse déjà des retards notables sur plusieurs chantiers stratégiques. Au Kenya, la rénovation du mythique Kasarani Stadium et la construction de nouvelles enceintes avancent plus lentement que prévu, freinées par des contraintes budgétaires et administratives. En Ouganda, la modernisation du Mandela National Stadium de Kampala ainsi que le projet de Hoima peinent également à respecter le calendrier fixé. Seule la Tanzanie semble afficher une avance plus encourageante, même si la coordination entre les sites de Dar es Salaam, Arusha et Zanzibar demeure un véritable défi. L’arrivée de quatre équipes supplémentaires implique plus de rencontres, plus de terrains d’entraînement homologués, une capacité hôtelière renforcée et un réseau de transport transfrontalier parfaitement opérationnel. Si Patrice Motsepe affiche sa confiance envers les gouvernements d’Afrique de l’Est, les derniers rapports d’inspection de la CAF rappellent que la course contre la montre est bel et bien lancée pour le trio hôte.

Le format à 28 équipes et ses répercussions organisationnelles

Sur le plan sportif comme sur le plan logistique, le passage à 28 nations bouleverse l’architecture de la compétition. Le scénario privilégié repose sur une phase de groupes composée de sept poules de quatre équipes. Les deux premiers de chaque groupe accéderaient directement aux huitièmes de finale, accompagnés des deux meilleurs troisièmes. Cette formule inédite promet davantage de suspense, mais alourdira considérablement le calendrier du tournoi. Les conséquences sur l’organisation seront importantes : augmentation du nombre de rencontres, multiplication des créneaux de diffusion télévisée et pression accrue sur les infrastructures d’accueil. Pour les sélections, l’enchaînement des matchs et les déplacements entre plusieurs pays accentueront la fatigue des joueurs tout en compliquant la logistique des délégations. Quant au trio Kenya-Ouganda-Tanzanie, il devra absorber un afflux plus important de supporters et de médias internationaux, ce qui rendra indispensable la mise en œuvre rapide de dispositifs communs comme le « Visa Pamoja ». Avec cette extension à 28 équipes, la CAN 2027 s’annonce comme un véritable test grandeur nature pour l’Afrique de l’Est.
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