La Coupe du monde 2026 restera comme celle de l'affirmation du football africain sur la scène internationale. Le parcours des Lions de l'Atlas, demi-finalistes lors de l'édition précédente puis quart de finalistes cette année, mais aussi les performances du Cap-Vert, de l'Égypte et des autres représentants africains engagés dans le tournoi ont été chaleureusement salués par Patrice Motsepe. Lors d'une conférence de presse organisée mercredi, le président de la CAF a adressé ses félicitations aux dix nations qui ont porté les couleurs du continent. Bénéficiant pour la première fois de l'élargissement du Mondial à 48 équipes, les sélections africaines ont répondu aux attentes en affichant une grande maturité tactique, un état d'esprit irréprochable et une qualité de jeu qui ont marqué les observateurs. Pour Motsepe, cette présence renforcée ne se résume pas à une augmentation du nombre de qualifiés. Elle illustre surtout les progrès constants du football africain, désormais capable de rivaliser avec les plus grandes nations. Les succès enregistrés tout au long du tournoi témoignent d'un continent qui possède désormais les moyens de viser les sommets. À ses yeux, cette édition 2026 rapproche plus que jamais l'Afrique de son rêve ultime : voir l'une de ses sélections soulever un jour la Coupe du monde.
Cap sur l'avenir : investissements massifs dans les infrastructures et la jeunesse
Pour transformer cette dynamique en succès durable, la CAF prévoit d'augmenter sensiblement les investissements alloués à ses associations membres. La priorité sera donnée à la modernisation des infrastructures sportives, avec la construction de terrains d'entraînement conformes aux standards internationaux, de centres de formation modernes et de stades répondant aux exigences de la CAF et de la FIFA. Patrice Motsepe a réaffirmé sa conviction que le talent ne manque pas en Afrique, mais qu'il doit évoluer dans un environnement propice à son épanouissement. Dans cette logique, la CAF lancera un vaste programme continental d'académies de jeunes. Financée avec le soutien de partenaires privés et en collaboration avec les gouvernements, cette initiative ambitionne d'améliorer la détection des jeunes talents, de leur offrir un accompagnement scolaire et sportif de qualité et de faciliter leur passage vers le football professionnel.
Football féminin : une dotation globale portée à 5,8 millions de dollars pour la CAN
Dans le cadre de sa politique de développement du football féminin, Patrice Motsepe a officialisé une revalorisation historique des dotations financières de la Coupe d'Afrique des Nations féminine. L'enveloppe globale des primes passe de 3,475 à 5,8 millions de dollars, soit une augmentation de 67 %. La future championne recevra désormais 2 millions de dollars, contre 1 million auparavant, tandis que la finaliste empochera 750 000 dollars (+50 %) et la troisième place sera récompensée à hauteur de 500 000 dollars. À travers cette hausse significative, la CAF entend accélérer la professionnalisation du football féminin et encourager les fédérations à investir davantage dans la formation des jeunes joueuses.
La CAF lance l'appel à candidature pour l'organisation des CAN 2028, 2032 et 2036
Évoquant les prochaines échéances continentales, Patrice Motsepe a annoncé l'ouverture officielle des appels à candidature pour l'organisation des Coupes d'Afrique des Nations 2028, 2032 et 2036. Après la CAN Pamoja 2027, qui sera coorganisée par le Kenya, la Tanzanie et l'Ouganda, la CAF souhaite anticiper les futures éditions en invitant ses 54 associations membres à présenter des dossiers solides. Cette planification doit permettre d'accélérer les projets d'infrastructures et d'offrir davantage de visibilité aux investisseurs ainsi qu'aux gouvernements impliqués. Le Maroc, en revanche, ne devrait pas se porter candidat, comme l'avait récemment indiqué le président de la FRMF, Fouzi Lekjaa.
Gouvernance, ligues professionnelles et arbitrage de classe mondiale
Pour conclure, le président de la CAF a réaffirmé sa volonté de faire des championnats africains des compétitions solides, attractives et économiquement viables. Le respect du système de licence des clubs demeurera une priorité afin de renforcer la transparence financière, d'améliorer la gouvernance et de garantir le paiement régulier des salaires des joueurs. Associée au développement continu de l'arbitrage, avec un recours élargi à la VAR, ainsi qu'au renforcement des partenariats commerciaux, cette stratégie doit permettre aux clubs africains de conserver leurs meilleurs talents et de poursuivre l'ascension du football africain sur la scène internationale.
