Amine Raad
22 Mai 2026
À 16:43
Avant de plonger dans le grand bain de la
Coupe du monde,
l’équipe nationale U17 joue son avenir continental immédiat ce dimanche (17 h) lors d’un quart de finale électrique de la CAN à domicile face au
Cameroun. La
Confédération africaine de football (CAF) a avancé le coup d’envoi de cette affiche dominicale à 17 h au Complexe Mohammed VI afin d’éviter un chevauchement avec la finale de la
Ligue des champions, programmée le même jour à 20 h au Complexe Moulay Abdellah de Rabat. Sur le rectangle vert, ce quart de finale face au Cameroun s’annonce comme un immense défi athlétique. Fidèles à leur réputation, les Camerounais imposent un engagement physique constant, un pressing agressif et une puissance dans les duels capables de faire vaciller n’importe quelle équipe.
Pour le Maroc, l’enjeu sera de résister à cette intensité sans renier son identité de jeu. Pourtant, les chances marocaines de rallier les demi-finales sont bien réelles. Les Lionceaux de l’Atlas abordent ce rendez-vous au sommet avec une confiance maximale après avoir dominé le groupe A, bouclé à la première place grâce à une victoire convaincante (2-1) face à l’Égypte, portée par la vista du maître à jouer Ibrahim Rabbaj et le réalisme de Mohamed Amine Moustache et Imrane Talaâi. Le principal atout des hommes de Tiago Lima Pereira réside dans leur maîtrise technique collective et la qualité de leur animation offensive.
Le défi du groupe H lors du Mondial au Qatar
Une fois l’échéance africaine passée et les médailles distribuées, tous les regards se tourneront vers le Qatar et un groupe H du Mondial 2026 qui promet des étincelles. Le tirage au sort a réservé un menu varié, exotique et particulièrement relevé aux Lionceaux. Le principal morceau de bravoure sera sans aucun doute la confrontation avec l’Espagne, référence absolue dans les catégories de jeunes, réputée pour sa culture de la gagne et la finesse technique de son milieu de terrain. La FIFA a d’ailleurs qualifié ce duel entre le Maroc et l’Espagne de «choc alléchant», donnant immédiatement le ton d’un premier tour à très haute intensité. Face au géant européen, le Maroc devra livrer une prestation aboutie et sans la moindre approximation.
Les deux autres adversaires, la Chine, de retour sur la scène mondiale après 21 ans d’absence, et les îles Fidji proposeront des styles très différents, entre rigueur collective, blocs compacts et impact athlétique souvent imprévisible. Dans cette formule élargie à 48 nations réparties en 12 groupes de quatre, la gestion des détails et la différence de buts pèseront lourd dans la balance. Les Lionceaux de l’Atlas possèdent néanmoins toutes les armes techniques pour rivaliser avec l’élite mondiale et s’extirper avec brio de ce groupe afin de faire rayonner les couleurs nationales sous les projecteurs de Doha.