YOUSSEF CHAAT
24 Juillet 2026
À 15:00
Le litige autour de la finale de la
Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2025 connaît une nouvelle phase. Le
Tribunal arbitral du sport (TAS) a annoncé que les représentants de la
Fédération Royale marocaine de football (FRMF), de la
Confédération africaine de football (CAF) et de la
Fédération sénégalaise de football (FSF) seront entendus le 8 octobre prochain. «L’audience se tiendra le 8 octobre 2026, au siège du TAS à Lausanne, en Suisse», précise la juridiction sportive dans une communication aux médias publiée vendredi.
L’affaire trouve son origine dans la décision rendue le 17 mars 2026 par le Jury d’appel de la CAF. L’instance continentale avait déclaré le Sénégal forfait lors de la finale et annoncé la victoire du Maroc sur le score de 3-0, soulignant que le comportement de la sélection sénégalaise enfreignait les articles 82 et 84 du règlement de la CAN. Enregistré par le TAS le 25 mars, le recours sénégalais vise ainsi à obtenir l’annulation de cette décision. Pour le Maroc, cette audience constitue désormais l’ultime étape vers la confirmation définitive d’un sacre continental attribué sur la base du règlement de la compétition.
Une audience à huis clos
«Les parties ne se sont pas mises d’accord pour mettre en œuvre une procédure accélérée ; la procédure suit donc le calendrier habituel prévu par les règles du TAS. La date de l'audience a été fixée après consultation des parties, qui n'ont pas demandé que l’audience soit publique. Cela signifie qu'elle se tiendra à huis clos», ajoute le communique du TAS. La formation arbitrale chargée du dossier entamera ainsi ses délibérations après avoir entendu les parties. Le TAS a toutefois précisé qu’aucune décision ne serait prononcée le jour de l’audience. «À ce stade, le TAS n'est pas en mesure d'indiquer quand une décision sera rendue, mais celle-ci ne sera pas prononcée le jour même de l'audience», souligne l’instance.
Dans son communiqué, le TAS a par ailleurs mis en garde contre les informations erronées ayant circulé autour de cette procédure. La juridiction lausannoise précise que seules les informations publiées par ses canaux officiels doivent être considérées comme fiables et que toute nouvelle évolution concernant cette affaire sera annoncée directement par ses réseaux.