Amine Raad
03 Mars 2026
À 15:05
Le sort de la
Coupe d’Afrique féminine 2026 reste enveloppé de brouillard à quelques jours seulement du coup d’envoi officiel. Annoncé du 17 mars au 3 avril au
Maroc, le grand rendez-vous du
football féminin africain aurait été repoussé à l’été. Une décision redoutée depuis plusieurs semaines, désormais quasi entérinée en coulisses, et qui laisse les sélections qualifiées dans l’expectative. D’après «Jeune Afrique», le principe du report est validé, alimentant frustration et inquiétude au sein des staffs techniques. Le
Maroc a démontré son savoir-faire organisationnel, notamment lors de la
CAN 2025. Mais cette fois, l’agenda déborde. Entre compétitions nationales et échéances internationales, le Royaume fait face à un véritable casse-tête.
La première prise de parole du président de la Confédération africaine de football (CAF), Patrice Motsepe, après la Coupe d’Afrique 2025 au Maroc, a eu lieu à l’issue de la réunion du Comité exécutif de la CAF, vendredi, à Dar es Salaam, en Tanzanie. Plusieurs dossiers majeurs ont été abordés par le patron du football continental, notamment la confirmation de la tenue de la CAN 2027 en Tanzanie, au Kenya et en Ouganda, mais aussi les événements ayant marqué la finale de la CAN 2025 et l’issue de l’appel de la FRMF concernant la finale Maroc-Sénégal. Le dirigeant sud-africain s’est également exprimé sur l’avenir de la CAN féminine 2026, initialement prévue au Maroc.
La Fédération Royale marocaine de football (FRMF), présidée par Fouzi Lekjâa, aurait elle-même demandé ce décalage, rapporte «Jeune Afrique». En cause : le retard accumulé par la Botola D1, perturbée par la CAN masculine et le Championnat d’Afrique des nations (CHAN). À cela s’ajoute la trêve internationale de fin mars, durant laquelle une dizaine de sélections africaines, ainsi que la Palestine, sont attendues au Maroc pour des matchs amicaux. Résultat : une pression logistique maximale sur les stades de Fès, Casablanca et Rabat.
Mais au-delà du calendrier, c’est désormais la question du pays hôte qui cristallise les tensions. Si le Maroc n’a pas officiellement renoncé, la Confédération africaine de football (CAF) anticipe déjà tous les scénarios. Toujours selon «Jeune Afrique», l’instance présidée par Patrice Motsepe aurait approché l’Algérie, sans succès. L’Afrique du Sud apparaît désormais en pole position. À noter que cette CAN 2026 fera office de tournoi qualificatif pour la Coupe du monde 2027 au Brésil. Les quatre demi-finalistes décrocheront directement leur billet pour le Mondial.