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CAN 2027, finale Maroc-Sénégal, CAN féminine 2026... les éclairages de Patrice Motsepe

La première prise de parole du président de la Confédération africaine de football (CAF), Patrice Motsepe, après la Coupe d’Afrique 2025 au Maroc, a eu lieu à l’issue de la réunion du Comité exécutif de la CAF, vendredi, à Dar es Salaam, en Tanzanie. Plusieurs dossiers majeurs ont été abordés par le patron du football continental, notamment la confirmation de la tenue de la CAN 2027 en Tanzanie, au Kenya et en Ouganda, mais aussi les événements ayant marqué la finale de la CAN 2025 et l’issue de l’appel de la FRMF concernant la finale Maroc-Sénégal. Le dirigeant sud-africain s’est également exprimé sur l’avenir de la CAN féminine 2026, initialement prévue au Maroc.

Patrice Motsepe.
Patrice Motsepe.
Très attendue par l’ensemble des acteurs du football africain, la réunion du Comité exécutif (EXCO) de la Confédération africaine de football s’est déroulée, vendredi, à Dar es Salaam, en Tanzanie. À l’issue de ce rendez-vous décisif, Patrice Motsepe a pris la parole pour lever toute ambiguïté autour de l’organisation de la Coupe d’Afrique 2027. Face aux rumeurs persistantes évoquant une possible délocalisation, le président de la CAF a fermement ancré la compétition en Afrique de l’Est. «Je veux être très clair : les rumeurs suggérant que la CAF envisage de retirer l’organisation de la CAN 2027 au Kenya, en Ouganda et en Tanzanie, ou de la décaler, sont totalement infondées et malveillantes», a-t-il martelé, avant de réaffirmer son engagement envers le projet tripartite : «Nous sommes pleinement engagés dans le projet (Pamoja). Mon rôle est de développer le football partout, pas seulement là où les stades existent déjà.»

Motsepe : «l’appel de la FRMF sur les événements de la finale Maroc-Sénégal devrait suivre son chemin vers le TAS» !

Même si Patrice Motsepe a assuré qu’il «respecte et adhère à chaque décision des organes judiciaires de la CAF», le contexte actuel laisse présager que le verdict controversé de la Commission de discipline, jugé trop clément par plusieurs observateurs, connaîtra un prolongement devant les instances internationales. L’appel introduit par le Maroc semble ainsi se diriger vers le Tribunal arbitral du sport (TAS) à Lausanne. Le président de la CAF a reconnu, à demi-mot, la légitimité de ce recours, estimant que la crédibilité de l’institution passe par des décisions capables de «résister à l’examen des standards mondiaux».

Une volonté de réforme du Code disciplinaire

Conscient que l’image de la CAF a été écornée par les événements malheureux de la finale Maroc-Sénégal, Patrice Motsepe a affiché une détermination sans équivoque en faveur d’une refonte du Code disciplinaire de l’instance panafricaine. Revenant sur les débordements survenus lors de la finale de la CAN 2025, le président n’a pas mâché ses mots : «Ce que nous avons vu lors de la finale au Maroc était inacceptable. Le football africain ne peut pas être pris en otage par des comportements qui ternissent notre image mondiale», a-t-il déclaré. Pour lui, le temps de la complaisance est révolu, annonçant une réforme structurelle immédiate : «Nous avons instruit le Comité exécutif de réviser le Code disciplinaire afin d’y intégrer des sanctions beaucoup plus sévères et dissuasives.»

La CAN féminine aura lieu au Maroc mais...

Après la sortie médiatique surprise de la vice-ministre sud-africaine des Sports, Peace Mabe, évoquant la possibilité d’organiser la CAN féminine 2026 en Afrique du Sud plutôt qu’au Maroc, Patrice Motsepe s’est montré plus prudent. Tout en restant évasif, il a toutefois confirmé que la CAF demeurait engagée avec le Royaume. «Des discussions sont en cours et il y a énormément de compétitions. Le Maroc est venu apporter son aide parce que de nombreux pays souhaitaient organiser le tournoi, mais nous manquions de temps et nos standards sont très élevés. Plusieurs pays restent intéressés, mais demandent un changement de date. Nous ne pouvons pas modifier le calendrier, car cette compétition constitue une étape qualificative pour la Coupe du monde féminine», a conclu le président de la CAF.
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