Amine Raad
04 Mai 2026
À 15:00
En pleine tempête sportive, le
Wydad de Casablanca s’apprête à tourner une page majeure à la fin de la saison. Sous le feu des critiques, le bureau actuel, mené par
Hicham Aït Menna, a fini par céder à la pression des adhérents et des supporters, de plus en plus nombreux à réclamer son départ. L’annonce de ce départ est tombée dimanche soir, dans la foulée de la défaite (0-1) face à
Zemamra lors de la 18e journée de la
Botola Pro Inwi D1. Cette démission sonne comme l’aveu d’un échec global, à la fois technique et tactique, qui a fini par épuiser la patience des supporters. Le point de rupture ? Une série noire de quatre matchs sans victoire, symbole d’une équipe incapable de répondre aux attentes. L’élimination en quart de finale de la Coupe de la CAF face à l’Olympic de Safi a, elle, agi comme un révélateur brutal des limites du projet sportif. Loin de ses standards, le Wydad a enchaîné les contre-performances, affichant une fébrilité inquiétante et une instabilité chronique sur le banc. Sous pression constante, les dirigeants n’avaient plus de marge. Dans ce climat explosif, leur maintien aurait accentué la crise. Ce retrait apparaît ainsi comme une décision de rupture, presque vitale, pour permettre au club de se reconstruire. Car pour les Rouges, il ne s’agit plus seulement de changer, mais de survivre.
Les dates de dépôt des candidatures pour la présidence fixées au début du mois de juin
Après avoir acté la démission de son bureau, le
WAC enclenche la phase suivante : celle de la succession. Dans son communiqué, le club annonce d’abord l’ouverture des adhésions, prévue du 5 mai au 5 juin, afin de renouveler son corps électoral. Dans la foulée, la période du 5 au 20 juin sera consacrée au dépôt des candidatures à la présidence, en vue de préparer l’Assemblée générale ordinaire et élective, dont la date reste inconnue. Une feuille de route claire, censée répondre à une crise à la fois sportive et émotionnelle. En évoquant une «transition démocratique fluide» et la «protection des intérêts supérieurs du club», le bureau sortant tente de garder la main sur le processus. Mais au-delà de l’organisation, une question brûle toutes les lèvres : qui aura les épaules assez solides pour reprendre un
Wydad en pleine tourmente ? Pour le club casablancais, cette transition est désormais une course contre la montre. L’ultime chance d’enrayer une spirale négative qui a déjà emporté ses dirigeants.