LE MATIN
20 Juin 2026
À 14:00
À Boston, la victoire du
Maroc face à
l'Écosse (1-0) a été scellée par un chef-d’œuvre d'
Ismael Saibari. Une action d'une pureté tactique qui s'inscrit comme le miroir parfait du mythique but de
Salaheddine Bassir à Saint-Étienne.
Au-delà du destin, c’est l’anatomie de ces deux buts qui frappe par son mimétisme. En 1998, le break marocain était venu d’une ouverture lumineuse et lointaine de
Tahar El Khalej, transperçant l’arrière-garde écossaise pour trouver
Bassir à la limite du hors-jeu. Le buteur marocain avait alors foudroyé Jim Leighton d'une reprise de volée chirurgicale.
En 2026, face à la même
Tartan Army, le circuit préférentiel s'est modernisé mais la faille exploitée est restée identique : la lenteur axiale des Écossais.
Cette fois, c'est l'étincelle
Brahim Díaz qui a armé une passe millimétrée. En s'engouffrant dans l'intervalle avec un timing parfait,
Saibari a répété l'appel de Bassir. Face au gardien, là où l'aîné avait choisi la spontanéité, le cadet a ajouté une feinte de corps dévastatrice avant de catapulter le cuir sous la barre transversale.
Deux époques, deux générations dorées, mais un même ADN : celui d'un football marocain capable de briser le défi physique britannique par la verticalité et le sang-froid technique.
En 1998, l'éclair de
Bassir avait lancé un festival offensif ; en 2026, le but de
Saibari a agi en gestionnaire, éteignant d'entrée les espoirs écossais. Les acteurs changent, la pelouse a traversé l'Atlantique, mais la magie de l’exécution, elle, reste éternelle.