Youssef Moutmaine
03 Juillet 2026
À 15:03
Une fois encore, lorsque le destin du Maroc s'est joué aux tirs au but, tous les regards se sont tournés vers
Yassine Bounou. Fidèle à sa réputation, le portier marocain a répondu présent lors de la séance face aux
Pays-Bas en seizièmes de finale du
Mondial 2026, déstabilisant les tireurs néerlandais avant de repousser la tentative de
Crysencio Summerville et d'offrir aux
Lions de l'Atlas leur qualification pour les huitièmes de finale.
Au-delà de cette qualification, cette nouvelle séance de tirs au but permet à
Bounou de s'installer seul au sommet d'un classement historique. Avec six penalties manqués face à lui lors de séances de tirs au but en
Coupe du monde, le gardien marocain devient le portier ayant provoqué le plus d'échecs dans l'histoire de la compétition. Il dépasse ainsi des références du poste comme l'Argentin
Sergio Goycochea, le Brésilien
Cláudio Taffarel, le Croate
Danijel Subašić ou encore
Dominik Livaković, tous crédités de cinq penalties manqués face à eux.
Une parade jamais vue dans l'histoire du Mondial
C'est surtout l'arrêt réalisé face à Crysencio Summerville qui restera sans doute comme l'une des images fortes de cette Coupe du monde. Contrairement aux réflexes habituels des gardiens,
Bounou n'a pratiquement pas quitté ses appuis. Resté debout jusqu'au dernier instant, il a repoussé de la main gauche une frappe pourtant destinée à la lucarne.
Selon les données d'«
Opta », cette intervention constitue une première historique. Avant le début de cette
Coupe du monde, quarante penalties tirés vers le tiers supérieur du but avaient été recensés lors des séances de tirs au but du Mondial... et les quarante avaient terminé au fond des filets. En repoussant la tentative de Summerville, Bounou devient ainsi le premier gardien de l'histoire du Mondial à arrêter un penalty dirigé vers cette zone du but.
À 35 ans,
Yassine Bounou continue ainsi d'enrichir une carrière déjà exceptionnelle. Entre records mondiaux, exploits à répétition et influence déterminante dans les grands rendez-vous, le dernier rempart des
Lions de l'Atlas s'impose un peu plus comme l'un des gardiens les plus marquants de l'histoire de la Coupe du monde.