En transformant le penalty décisif face aux Pays-Bas, Ismael Saibari n’a pas seulement qualifié le Maroc pour le tour suivant, il a aussi donné une force nouvelle à son incroyable histoire personnelle. Après 120 minutes d’un combat épuisant et une séance de tirs au but sous tension, le milieu offensif marocain s’est avancé, a frappé, puis a couru vers les tribunes pour enlacer sa mère. Dans cette étreinte, il y avait la qualification, la fierté d’un pays, mais aussi le souvenir d’un enfant dont les premiers pas avaient longtemps semblé incertains.
Commence alors un long parcours médical, fait d’attelles, d’appareils orthopédiques et de séances de rééducation. Pendant près d’un an, son corps est contraint, corrigé, accompagné pas à pas dans l’espoir de redresser ce que la nature avait rendu difficile. Pour sa famille, cette période devient une épreuve silencieuse. Dans une ancienne interview, Saibari racontait que sa mère s’accrochait à la foi, à la patience et à cette conviction simple que le dernier mot ne revient pas toujours au diagnostic.
Les jambes finissent par se redresser. Le petit garçon marche, puis court, puis se met à poursuivre un ballon. Le football arrive presque comme une revanche douce, une manière de faire mentir ce qui avait été annoncé trop tôt. Installé ensuite en Belgique avec sa famille, Saibari découvre les terrains de formation et rejoint l’académie d’Anderlecht, l’un des grands viviers du football européen.
Mais son parcours ne prend jamais le chemin le plus simple, car à 14 ans, le club le libère. Les raisons invoquées sont dures pour un adolescent. Il est jugé en surpoids, pas assez affûté, pas suffisamment prêt pour les exigences du haut niveau. À cet âge, beaucoup de rêves se brisent sans bruit. Le sien, au contraire, prend une autre forme.
Saibari change alors son rapport à son corps, revoit son alimentation, intensifie son travail, reconstruit sa condition physique et transforme progressivement ce qui avait été perçu comme une faiblesse en véritable force. Son gabarit, longtemps présenté comme un obstacle, devient l’un de ses atouts. Avec un mètre quatre-vingt-deux, il s’impose aujourd’hui par sa puissance, sa résistance dans les duels, sa capacité à protéger le ballon et à casser les lignes.
Après Anderlecht, il passe par Genk, puis rejoint le PSV Eindhoven, où sa progression s’accélère. Aux Pays-Bas, Saibari grandit loin du bruit, dans un championnat qui lui permet d’affiner son jeu et d’élargir son registre. Il devient peu à peu un joueur complet, capable de marquer, de créer, de presser et d’apporter cette présence physique qui change le rythme d’un match.
La saison qui précède le Mondial 2026 confirme son changement de dimension. Saibari s’impose comme le meilleur joueur d’Eredivisie et attire l’attention de plusieurs grands clubs européens. Son nom est associé avec insistance au Bayern Munich, tandis que la presse spécialisée évoque un transfert pouvant atteindre 55 millions d’euros, ce qui constituerait une opération historique pour le PSV Eindhoven.
Avec le Maroc, son ascension prend une portée plus intime. Né en Espagne, passé par la Belgique puis révélé aux Pays-Bas, Saibari aurait pu écrire son histoire internationale sous un autre maillot. La Belgique a tenté de le convaincre, mais le choix du Maroc s’est imposé à lui comme une évidence, celui du pays de ses parents, de ses racines et d’une histoire familiale qui ne l’a jamais quitté.
Même les adversaires le remarquent. Interrogé par la radio espagnole COPE, Lamine Yamal le cite parmi les joueurs qui l’ont marqué depuis le début de la compétition. « Ismaël Saibari, qui fait de belles choses, il joue très bien », confie le jeune international espagnol. Un compliment de plus dans un tournoi où le Marocain a déjà répondu par les actes.
Le seizième de finale face aux Pays-Bas donne ensuite à son parcours une dimension presque romanesque. Le pays où il s’est construit comme joueur professionnel devient l’adversaire à faire tomber. La rencontre est tendue, physique, longtemps indécise. Les Néerlandais pensent tenir leur qualification après l’ouverture du score, mais le Maroc refuse de sortir par la petite porte. Les Lions de l’Atlas reviennent, poussent, résistent, puis emmènent le match jusqu’aux tirs au but.
Dans cette séance, chaque pas vers le point de penalty pèse lourd. Saibari a déjà beaucoup donné. Il a même reçu des soins après une coupure au visage. Pourtant, lorsque vient le moment décisif, il ne se cache pas. Il prend le ballon, s’avance et transforme le tir qui envoie le Maroc en huitièmes de finale. Les Pays-Bas s’effondrent. Les Lions exultent. Et lui court vers sa mère.
Cette course vers les tribunes restera peut-être comme l’une des images les plus fortes de ce Mondial. Pas seulement parce qu’elle était émouvante, mais parce qu’elle disait tout, sans avoir besoin d’explication.
Dans les bras de sa mère, Saibari n’était plus seulement le joueur qui venait de réussir un penalty et de porter son pays. Il redevenait l’enfant que l’on avait vu lutter pour marcher, avant de devenir l’homme qui fait aujourd’hui courir tout un peuple derrière son rêve.
Quand marcher était déjà une victoire...
Né en 2001 à Terrassa, en Espagne, dans une famille marocaine, Saibari n’a pas connu une enfance ordinaire. Très tôt, les médecins diagnostiquent une grave malformation des pieds. Ses deux pieds sont fortement tournés vers l’intérieur, au point de rendre son avenir moteur incertain.Commence alors un long parcours médical, fait d’attelles, d’appareils orthopédiques et de séances de rééducation. Pendant près d’un an, son corps est contraint, corrigé, accompagné pas à pas dans l’espoir de redresser ce que la nature avait rendu difficile. Pour sa famille, cette période devient une épreuve silencieuse. Dans une ancienne interview, Saibari racontait que sa mère s’accrochait à la foi, à la patience et à cette conviction simple que le dernier mot ne revient pas toujours au diagnostic.
Les jambes finissent par se redresser. Le petit garçon marche, puis court, puis se met à poursuivre un ballon. Le football arrive presque comme une revanche douce, une manière de faire mentir ce qui avait été annoncé trop tôt. Installé ensuite en Belgique avec sa famille, Saibari découvre les terrains de formation et rejoint l’académie d’Anderlecht, l’un des grands viviers du football européen.
Mais son parcours ne prend jamais le chemin le plus simple, car à 14 ans, le club le libère. Les raisons invoquées sont dures pour un adolescent. Il est jugé en surpoids, pas assez affûté, pas suffisamment prêt pour les exigences du haut niveau. À cet âge, beaucoup de rêves se brisent sans bruit. Le sien, au contraire, prend une autre forme.
Saibari change alors son rapport à son corps, revoit son alimentation, intensifie son travail, reconstruit sa condition physique et transforme progressivement ce qui avait été perçu comme une faiblesse en véritable force. Son gabarit, longtemps présenté comme un obstacle, devient l’un de ses atouts. Avec un mètre quatre-vingt-deux, il s’impose aujourd’hui par sa puissance, sa résistance dans les duels, sa capacité à protéger le ballon et à casser les lignes.
Après Anderlecht, il passe par Genk, puis rejoint le PSV Eindhoven, où sa progression s’accélère. Aux Pays-Bas, Saibari grandit loin du bruit, dans un championnat qui lui permet d’affiner son jeu et d’élargir son registre. Il devient peu à peu un joueur complet, capable de marquer, de créer, de presser et d’apporter cette présence physique qui change le rythme d’un match.
La saison qui précède le Mondial 2026 confirme son changement de dimension. Saibari s’impose comme le meilleur joueur d’Eredivisie et attire l’attention de plusieurs grands clubs européens. Son nom est associé avec insistance au Bayern Munich, tandis que la presse spécialisée évoque un transfert pouvant atteindre 55 millions d’euros, ce qui constituerait une opération historique pour le PSV Eindhoven.
Avec le Maroc, son ascension prend une portée plus intime. Né en Espagne, passé par la Belgique puis révélé aux Pays-Bas, Saibari aurait pu écrire son histoire internationale sous un autre maillot. La Belgique a tenté de le convaincre, mais le choix du Maroc s’est imposé à lui comme une évidence, celui du pays de ses parents, de ses racines et d’une histoire familiale qui ne l’a jamais quitté.
Un tir, une mère, tout un pays !
Depuis le début du Mondial 2026, le milieu offensif marocain s’est installé au cœur du tournoi. Buteur face au Brésil, puis lors des deux autres matchs de groupe, il entre dans l’histoire en devenant le premier joueur marocain et africain à marquer lors de chacun des trois matchs de groupes d’une même édition de Coupe du monde.Même les adversaires le remarquent. Interrogé par la radio espagnole COPE, Lamine Yamal le cite parmi les joueurs qui l’ont marqué depuis le début de la compétition. « Ismaël Saibari, qui fait de belles choses, il joue très bien », confie le jeune international espagnol. Un compliment de plus dans un tournoi où le Marocain a déjà répondu par les actes.
Le seizième de finale face aux Pays-Bas donne ensuite à son parcours une dimension presque romanesque. Le pays où il s’est construit comme joueur professionnel devient l’adversaire à faire tomber. La rencontre est tendue, physique, longtemps indécise. Les Néerlandais pensent tenir leur qualification après l’ouverture du score, mais le Maroc refuse de sortir par la petite porte. Les Lions de l’Atlas reviennent, poussent, résistent, puis emmènent le match jusqu’aux tirs au but.
Dans cette séance, chaque pas vers le point de penalty pèse lourd. Saibari a déjà beaucoup donné. Il a même reçu des soins après une coupure au visage. Pourtant, lorsque vient le moment décisif, il ne se cache pas. Il prend le ballon, s’avance et transforme le tir qui envoie le Maroc en huitièmes de finale. Les Pays-Bas s’effondrent. Les Lions exultent. Et lui court vers sa mère.
Cette course vers les tribunes restera peut-être comme l’une des images les plus fortes de ce Mondial. Pas seulement parce qu’elle était émouvante, mais parce qu’elle disait tout, sans avoir besoin d’explication.
Dans les bras de sa mère, Saibari n’était plus seulement le joueur qui venait de réussir un penalty et de porter son pays. Il redevenait l’enfant que l’on avait vu lutter pour marcher, avant de devenir l’homme qui fait aujourd’hui courir tout un peuple derrière son rêve.
