LE MATIN
20 Janvier 2026
À 14:50
La déception est encore vive, mais le regard est déjà tourné vers l’avenir. Au lendemain de la finale de la
Coupe d’Afrique des Nations,
Abdessamad Ezzalzouli s’est exprimé avec calme et maturité, mettant des mots justes sur une campagne africaine intense, conclue sans le sacre espéré.
« Ce qui s’est passé rendra Brahim plus fort », a confié l’international marocain, en référence à
Brahim Díaz, très exposé après la finale. Un message de solidarité clair, dans un contexte où les attentes autour des Lions de l’Atlas étaient immenses. Pour Zalzoulli, l’épreuve traversée fait partie du cheminement des grands joueurs : « Ces moments forgent le caractère. Brahim a la personnalité et le talent pour rebondir. »
Sans chercher à s’attarder sur la frustration sportive, l’ailier formé au
Barça préfère retenir la trajectoire globale du groupe marocain, son engagement et sa compétitivité tout au long du tournoi. « Nous avons vécu une CAN difficile, intense, mais riche en enseignements. L’équipe sortira grandie de cette expérience », assure-t-il, convaincu que cette génération a encore beaucoup à offrir.
Sur le plan personnel, Abdessamad Ezzalzouli affiche surtout une motivation intacte à l’idée de retrouver les terrains européens. « Je suis très enthousiaste pour ce qui arrive avec le Betis », confie-t-il, impatient de replonger dans la dynamique de club après plusieurs semaines de joutes continentales. L’international marocain entend capitaliser sur l’exigence de la CAN pour franchir un nouveau palier en Liga.
Sous le maillot du
Real Betis, Zalzoulli veut confirmer sa progression, gagner en régularité et peser davantage dans les matchs décisifs. La compétition africaine, éprouvante physiquement et mentalement, lui a offert un vécu supplémentaire qu’il compte bien transformer en moteur.
Lucide, solidaire et résolument tourné vers l’avenir, Abdessamad Ezzalzouli incarne cet état d’esprit que le football impose souvent après les grandes désillusions : apprendre, se relever et avancer. Pour lui comme pour les Lions de l’Atlas, la finale perdue n’est pas une fin, mais une étape.