LE MATIN
03 Mai 2026
À 09:36
Dans la catégorie "Voyage traduit", le prix a été décerné aux chercheurs marocains
Ridouane Nasih et
Mostafa Nachat pour leur traduction de l'ouvrage "Le Maroc" de l'écrivain italien
Edmondo De Amicis, publié en 1876. Ayman Abdeladim Rahim, Mohamed Al Amin Bouhaloufa et Mohamed Fatelina ont été également récompensés dans la même catégorie.
Dans la catégorie "Voyage réalisé", le prix est revenu à
Sahib Alam Aâdami Nadawi de l’
Inde, à
Mahmoud Ahmed Makki de l’
Égypte, et au Tunisien
Mohamed Zahi, alors que l'Emirati
Ahmed Amiri s’est vu décerné le prix dans la catégorie "Voyage contemporain".
Le Tunisien
Adil Nefati et
Samia Khaled Abdullah de
Bahreïn ont été récompensés dans la catégorie "Études", tandis que
Rosie Jadi du
Tchad et le Palestinien
Ousama Al-Issa ont remporté le prix dans la catégorie "Journal quotidien".
Dans un mot écrit sur le livre consacré à cette édition du Prix, le ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication,
Mohamed Mehdi Bensaid, souligne que
Ibn Battouta était et reste un symbole de la cohabitation et du dialogue entre les civilisations, ainsi que de la communication et des échanges culturels entre les nations et les peuples.
"L'identité marocaine, dans la diversité de ses références et de ses sources, se concrétise à travers la figure d'Ibn Battouta et se reflète devant nous dans le miroir de son grand voyage, qui a constitué une source fondamentale pour les chercheurs en histoire et en littérature géographique, ainsi qu'en histoire diplomatique et politique, mais aussi une référence précieuse pour les anthropologues, les sociologues et les historiens des peuples", écrit le ministre, relevant que cette figure emblématique a en effet incarné le modèle de l'homme marocain par son ouverture aux différentes cultures, son acceptation de l'autre et sa coexistence avec tous.
Le
Maroc, a-t-il ajouté, est la capitale mondiale de la littérature de voyage, rappelant que les Marocains ont excellé dans cette littérature pratique, considérée comme une aventure, en entreprenant des voyages vers l’
Orient, dans le cadre des pèlerinages à
La Mecque, des expéditions vers les profondeurs de l’
Afrique, ainsi que des voyages diplomatiques ou d’exploration vers l’
Europe.
Pour sa part, le directeur du Centre arabe pour la littérature géographique,
Nouri Al-Jarrah, s’est félicité du rayonnement dont jouit le
Prix Ibn Battouta ainsi que de l'ampleur de sa portée et de son influence auprès des auteurs, des éditeurs, des chercheurs et des traducteurs actifs dans le domaine de la
littérature géographique.
Il a fait remarquer que la participation de pays comme l’Inde et la
Turquie enrichit le patrimoine de la littérature de voyage arabe, ainsi que les idées et perceptions qui vont au-delà de l’expérience arabe en matière d’écriture et de recherche, pour offrir des perspectives sur la
littérature de voyage arabe à travers un regard extérieur.
La 31e édition du Salon international de l’édition et du livre célèbre l'héritage du grand voyageur Ibn Battouta et met particulièrement à l'honneur la littérature de voyage en hommage à ce personnage, avec des colloques spécialisés, des documents inédits, ainsi que des expositions consacrées à cette figure mondiale.
Une plateforme immersive permet aux visiteurs du salon d’interagir avec une représentation d’Ibn Battouta, à travers des installations artistiques, cartes, dessins, sculptures contemporaines et projections de documentaires sur les grands voyages de l’histoire.
Créé en 2000 et décerné pour la première fois en 2003, le Prix Ibn Battouta de la littérature de voyage consacre chaque année les contributions les plus remarquables au genre du
récit de voyage.