Saïd Naoumi
13 Août 2026
À 15:50
Dans un contexte de pression accrue sur la performance et la maîtrise des coûts des
organismes publics, la
Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) engage une revue en profondeur de son dispositif de
contrôle de gestion.
L’institution prévoit de confier à un cabinet de conseil une mission de diagnostic et de comparaison avec les meilleures pratiques du marché, en vue de redéfinir l’architecture cible de cette fonction. L’enjeu dépasse le simple audit organisationnel. Il s’agit, pour la CNSS, d’évaluer la gouvernance actuelle du contrôle de gestion, d’analyser ses processus de planification, de
budgétisation et de
Reporting, et d’examiner la qualité, la fiabilité et la disponibilité des données mobilisées pour le pilotage de la performance. La mission portera également sur les outils et systèmes d’information existants, ainsi que sur le niveau de maturité global de la fonction au regard des standards observés dans des organisations comparables.
Vers un modèle cible et une trajectoire RH
Au-delà du constat, la
CNSS attend de cette mission la définition d’un véritable
Target Operating Model pour sa fonction contrôle de gestion : organisation cible, processus et rituels de pilotage, référentiels et procédures, fiches de poste et dimensionnement des équipes, mais aussi une trajectoire de développement des compétences incluant le
recrutement et la
formation. Une cartographie des risques et un plan de maîtrise associé compléteront ce modèle cible.
Le périmètre de la mission couvre l’ensemble de la chaîne de pilotage : gouvernance et organisation du contrôle de gestion, processus de planification et rituels de performance – revues mensuelles, revues trimestrielles d’activité –, analyse des coûts et construction des référentiels analytiques, chaîne de données et intégration aux systèmes d’information, ainsi que les interfaces avec les directions métiers, les fonctions support, la Direction générale et les instances de gouvernance de la Caisse.
La Feuille de route attendue en fin de mission devra être priorisée et documentée : identification des actions à
gains rapides, estimation des
charges et des impacts, prérequis à lever et calendrier de mise en œuvre. Une approche qui traduit la volonté de la
CNSS d’ancrer cette réforme dans une logique opérationnelle plutôt que dans un exercice purement diagnostique.
Cette démarche s’inscrit dans un mouvement plus large de renforcement des fonctions de pilotage au sein des organismes publics marocains, alors que la maîtrise des coûts et la fiabilité du
Reporting deviennent des leviers stratégiques dans un environnement budgétaire de plus en plus contraint.