Saïd Naoumi
18 Mai 2026
À 11:01
C’est fait.
L’Office national de l’électricité et de l’eau potable – Branche Eau (ONEE-BO) a finalement retenu le
cabinet Impact Plus pour conduire l’étude préalable à la mise en place d’une solution digitale dédiée à la programmation et au suivi des
investissements. Retenu pour son offre de base de 1,275 million de dirhams, le cabinet devra livrer ses travaux dans un délai de dix mois. L’attribution, officialisée le 15 mai, par la commission d’ouverture des plis, consacre la supériorité technique d’Impact Plus, qui a obtenu une note globale de 94,71/100, devant
IPM Consulting (87,40) et
SIA Partners (79,13). Son offre financière, bien que légèrement supérieure à celle d’IPM Consulting (1,05 million de DH), a été jugée cohérente au regard de la qualité du dossier technique, noté 100 sur 100.
Notons que les concurrents
Brome et
Inetum Consulting ont été écartés en phase d’examen des dossiers techniques et additifs. Cette étude, dont le lancement était initialement prévu pour fin janvier 2025 avec une enveloppe estimée à 1,5 million de dirhams, s’inscrit dans la Feuille de route de modernisation des outils de gestion de l’Office. L’ambition est de doter l’établissement d’un
système d’information intégré (SII) capable de digitaliser et d’optimiser l’ensemble du
cycle de vie des investissements, de la
planification pluriannuelle au
Reporting stratégique. L’enjeu est d’autant plus critique que l’ONEE-BO évolue dans un contexte institutionnel en pleine mutation: création des sociétés régionales multiservices, montée en puissance du dessalement d’eau de mer comme ressource non conventionnelle, multiplication des acteurs publics et privés dans la production d’eau potable, et évolution des cadres de planification sectorielle.
Quatre missions pour couvrir métier, organisation et technologie
Le périmètre de l’étude confiée à
Impact Plus est volontairement large. Il comprendra le cadrage et le diagnostic de l’existant, avec analyse des processus actuels, identification des écarts et priorisation des macro-besoins métiers et l’élaboration des spécifications générales de la solution cible, incluant la modélisation détaillée des processus, la formalisation des règles de gestion et la description des flux de données. Il s’agit également pour les équipes d’Impact Plus d’analyser les solutions du marché, comparer des scénarios (acquisition, développement spécifique, évolution de l’existant) et définir une architecture cible. Le tout assorti de l’estimation du coût total de possession sur cinq ans. À cela, s’ajoute la préparation des termes de référence du futur appel d’offres pour l’acquisition et le déploiement de la solution retenue, avec critères de sélection, macro-planification et exigences de maintenance. Le projet ne couvre pas le pilotage opérationnel ni le suivi physique des chantiers, déjà pris en charge par d’autres dispositifs. Il se concentre sur la programmation et le
suivi financier des investissements, avec des objectifs clairs : meilleure allocation des ressources financières, renforcement de la transparence budgétaire, responsabilisation des acteurs centraux et régionaux, et capacités accrues de simulation et d’analyse de scénarios.
Un levier de gouvernance et de performance
Financée par la
Banque africaine de développement (BAD), cette étude préalable constitue une étape clé avant le lancement d’un appel d’offres de plus grande ampleur pour l’acquisition et le déploiement de l’outil numérique. En centralisant l’information, en automatisant les workflows et en offrant des fonctions avancées de Reporting, le futur système d’information est appelé à devenir un véritable outil d’aide à la décision au service de la performance financière et de la soutenabilité des investissements dans le
secteur de l’eau potable.