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Samedi 18 Avril 2026
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Eau potable : un programme de 50 millions d’euros de l’ONEE avec l’appui de la KfW

Face à l’aggravation du stress hydrique, l’Office national de l’électricité et de l’eau potable engage le déploiement d’un programme d’alimentation en eau potable résilient au climat. Doté de 50 millions d’euros avec l’appui de la KfW, ce programme vise à sécuriser durablement l’approvisionnement, diversifier les ressources et moderniser les infrastructures, tout en intégrant des exigences renforcées en matière de performance, de gouvernance et d’impact environnemental.

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L’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE) accélère sa stratégie d’adaptation au stress hydrique. À travers un Programme structurant d’alimentation en eau potable (AEP) résilient au climat, l’établissement engage un chantier d’envergure, doté d’un investissement global estimé à 50 millions d’euros, avec l’appui financier de la banque de développement allemande KfW.

Ce Programme, dont l’horizon de réalisation s’étend jusqu’à juin 2030, vise un objectif clair : sécuriser l’approvisionnement en eau potable dans un contexte marqué par la récurrence des sécheresses et la pression croissante sur les ressources.

Au cœur du dispositif, une réorientation progressive du modèle de production de l’eau. Le Programme mise sur l’extension et la diversification des ressources, avec un accent particulier sur les eaux de surface, afin de réduire la dépendance aux nappes souterraines, aujourd’hui fortement sollicitées.



L’ambition est de répondre à la demande actuelle, y compris lors des pics de consommation, tout en anticipant les besoins futurs liés à la croissance démographique et économique, le tout dans une logique de continuité du service et de qualité sanitaire.

Le Programme s’articule autour de deux piliers principaux. La première composante, structurante, est dédiée aux projets de production d’eau potable ainsi qu’à l’amélioration des performances des installations existantes, notamment à travers leur sécurisation, leur modernisation et l’optimisation des rendements.

La seconde composante, plus flexible, prend la forme d’une ligne de crédit destinée à financer des projets de taille plus modeste, mais à fort impact opérationnel sur la production et l’efficacité des systèmes.

Cette architecture permet à l’ONEE de combiner des investissements lourds avec des interventions ciblées, au plus près des besoins des territoires.

Au-delà des infrastructures, le Programme repose sur un dispositif d’assistance technique particulièrement structuré. Un bureau d’ingénierie-conseil sera ainsi mobilisé pour assurer la coordination, le suivi et la supervision des projets, couvrant à la fois les dimensions techniques, financières et environnementales.

L’assistance à mobiliser devra notamment piloter le suivi des travaux et des études, garantir le respect des délais et des budgets, assurer la conformité aux standards du bailleur, intégrer les exigences environnementales et sociales (gestion des impacts, mécanismes de plaintes, inclusion des questions de genre) et structurer un dispositif de gestion des risques. Un accent particulier sera également mis sur la capitalisation des connaissances, afin de tirer des enseignements opérationnels pour les futurs programmes.

Le foncier, point de vigilance clé

Comme souvent dans les grands projets d’infrastructure, la question foncière constitue un enjeu central. Le Programme intègre ainsi un dispositif dédié au suivi des acquisitions de terrains, afin d’éviter les retards liés aux procédures d’expropriation ou aux oppositions locales. L’objectif est de sécuriser les assiettes foncières en amont pour garantir le respect des calendriers d’exécution.

Au-delà de ses dimensions techniques, ce Programme traduit une évolution plus profonde de la politique de l’eau au Maroc. Il s’inscrit dans une logique de résilience, où la sécurisation de l’approvisionnement devient un impératif stratégique face aux chocs climatiques.

En combinant investissements, ingénierie et exigences environnementales, l’ONEE cherche ainsi à poser les bases d’un modèle plus robuste, capable d’absorber les tensions hydriques à venir tout en assurant la continuité du service public.
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