LE MATIN
13 Mars 2026
À 11:35
Les
prix du poulet enregistrent actuellement des écarts sensibles entre le niveau pratiqué à la ferme et celui affiché chez les détaillants. Selon les professionnels du secteur, le
prix à la ferme oscille actuellement entre 13 et 14 dirhams le kilogramme. Chez les
détaillants, il peut atteindre entre 19 et 21 dirhams.
« Le prix à la ferme se situe entre 13 et 14 dirhams, alors que chez certains détaillants il peut grimper entre 19 et 21 dirhams », explique
Mustapha Mounassar, président de l’Association nationale des producteurs de
viandes de volaille, dans une déclaration à Assahra Al Maghribia.
Le responsable souligne toutefois que les prix sont généralement plus modérés dans les marchés où la concurrence est plus forte entre les commerçants. Dans ces espaces, où plusieurs points de vente se côtoient, les tarifs tournent plutôt autour de 17 à 17,5 dirhams le kilogramme.
Cette hausse s’explique en grande partie par l’augmentation de la demande pour le
poulet. Face à la
flambée des prix des
viandes rouges et du
poisson, de nombreux ménages se tournent vers le poulet, devenu l’option la plus accessible pour les budgets modestes. À cela s’ajoute l’approche de la période des
« Aouacher », qui entraîne chaque année un
regain de consommation.
Concernant le contexte international, les tensions dans le détroit d’Ormuz n’ont, pour l’instant, qu’un impact limité sur le secteur avicole national. Les principales matières premières utilisées pour
l’alimentation des volailles, notamment le
maïs et le
soja, sont importées de pays comme la Russie, l’Ukraine, la France, l’Argentine, le Brésil ou encore les États-Unis, et leurs cargaisons ne transitent pas par ce passage maritime stratégique.
Le principal facteur de vigilance reste toutefois l’évolution des prix du pétrole. Une hausse importante pourrait renchérir les coûts du transport maritime et terrestre, ce qui se répercuterait inévitablement sur les
charges logistiques et, à terme, sur les prix finaux.
Malgré ces éléments, les professionnels se veulent rassurants quant à la situation de la production. Les dernières semaines ont été marquées par une amélioration de la
productivité, favorisée par des conditions météorologiques plus stables et par la bonne santé du cheptel.
Les indicateurs du secteur confirment d’ailleurs cette dynamique. La
production de poussins atteint désormais 12,5 millions par semaine, contre 11 millions l’année précédente. Le segment du
dindon connaît également une progression, avec une production passée de 1,4 million à 1,8 million de têtes par mois.
Pour
Mustapha Mounassar, ces chiffres traduisent une situation globalement stable dans le
secteur avicole. Les opérations d’importation et de production des reproducteurs se poursuivent normalement, et les perspectives pour 2026 demeurent orientées vers la stabilité, avec une offre jugée suffisante pour répondre à la demande du marché.