Les fonctionnaires civils au ministère de l’Intérieur réclament une revalorisation salariale d’au moins 7.000 DH
Dans un contexte marqué par la pression sur le pouvoir d’achat et par les débats récurrents sur l’équité salariale dans la fonction publique, les fonctionnaires civils du ministère de l’Intérieur remettent leurs revendications au centre du débat. Leur coordination appelle à une revalorisation d’au moins 7.000 dirhams et à une réforme plus large de leur statut, estimant que leurs missions et responsabilités au sein de l’administration territoriale ne se reflètent pas dans leur situation professionnelle actuelle.
LE MATIN
10 Mars 2026
À 11:59
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La Coordination des fonctionnaires civils du ministère de l’Intérieur a remis sur la table les revendications des employés civils du département, appelant à une revalorisation salariale d’au moins " 7.000 dirhams nets" . Selon elle, cette augmentation est nécessaire pour assurer une justice salariale équitable et garantir des conditions de vie décentes dans un contexte marqué par la hausse du coût de la vie et la baisse du pouvoir d’achat.
Dans un communiqué, la coordination affirme que les fonctionnaires civils constituent une composante essentielle du système de gestion administrative au sein du ministère , tout en estimant que leur situation professionnelle et sociale reste en décalage avec leurs responsabilités. Elle estime que cette revendication s’inscrit dans une logique d’équité, notamment au regard des augmentations accordées aux agents d’autorité et aux fonctionnaires d’autres secteurs.
Au-delà de la question salariale, la coordination appelle à l’adoption d’un statut de base spécifique aux fonctionnaires civils du ministère de l’Intérieur. Selon elle, ce cadre devrait permettre d’améliorer le parcours professionnel des employés, de faciliter l’accès à des grades supérieurs et d’accélérer le rythme des promotions, tout en prévoyant des incitations matérielles et morales adaptées aux responsabilités exercées dans ce secteur.
La coordination demande également l’ouverture d’un débat sur la mobilité interne. Elle estime qu’une révision de ce mécanisme est nécessaire afin de garantir la transparence et l’égalité des chances entre les fonctionnaires, tout en prenant en compte leurs situations sociales et professionnelles.
Parmi les autres revendications figure la régularisation de la situation des fonctionnaires titulaires de diplômes à travers l’organisation de concours professionnels internes. Cette mesure devrait, selon la coordination, permettre aux employés concernés d’être promus en fonction de leurs qualifications et offrir notamment aux titulaires d’un doctorat la possibilité d’intégrer l’enseignement universitaire conformément aux procédures prévues par la loi.
La coordination appelle également à une réforme de la Fondation des œuvres sociales du secteur, estimant que " des dysfonctionnements" persistent et que les fonctionnaires doivent pouvoir bénéficier de services sociaux « plus équitables », d’autant plus que des prélèvements sont opérés sur leurs salaires pour financer ces prestations.
Enfin, elle demande de mettre fin à ce qu’elle qualifie de « pratiques administratives non réglementaires », notamment certaines mutations qu’elle juge arbitraires, estimant que le respect des procédures administratives constitue un facteur essentiel pour garantir la stabilité professionnelle et sociale des fonctionnaires.