LE MATIN
25 Mai 2026
À 19:11
«En cette Journée de l’
Afrique, nous célébrons les multiples atouts, la résilience et le potentiel du continent ainsi que son influence croissante sur la scène internationale. Les peuples d’Afrique s’attellent depuis des générations à affronter et à surmonter les conséquences dévastatrices de l’esclavage et du colonialisme, façonnant dans l’adversité un esprit d’unité et un dessein commun. Cette détermination collective sert aujourd’hui de moteur à la réalisation d’objectifs partagés : exploiter les possibilités que recèlent le libre-échange continental et les
énergies renouvelables, promouvoir l’innovation, favoriser le
développement durable et jeter les bases d’une paix, d’une stabilité et d’une prospérité durables.
Soixante-trois ans après la création de l'Organisation de l'unité africaine, le continent célèbre ce 25 mai sa Journée sous un thème qui condense à lui seul les urgences du moment, à savoir l'eau et l'assainissement. Au cœur de cet agenda, le Royaume déploie, de Nouakchott à Yaoundé, en passant par Conakry ou Bamako une diplomatie technique qui s’inscrit dans la droite ligne de la doctrine prônée par Sa Majesté le Roi en matière de coopération entre pays africains, dont le cadre paradigmatique a été tracé dans le célèbre discours prononcé à Abidjan en 2014 à l’occasion de la visite du Souverain en Côte d’Ivoire. «La coopération, hier basée sur la relation de confiance et les liens historiques, est, aujourd'hui, de plus en plus fondée sur l'efficacité, la performance et la crédibilité. L'efficacité donne toujours ses fruits. Elle est le gage de résultats tangibles, de progrès mesurables et de capacité à répondre aux attentes. Elle garantit la qualité et génère la confiance. La crédibilité veut que les richesses de notre continent bénéficient, en premier lieu, aux peuples africains. Cela suppose que la coopération Sud-Sud soit au cœur de leurs partenariats économiques», avait insisté S.M. le Roi à cette occasion.
Le thème retenu cette année met l’accent sur une autre priorité commune : l’approvisionnement en eau et l’assainissement. Ces services sont indispensables pour garantir la santé publique, préserver la dignité humaine et assurer des débouchés économiques. Pourtant, des millions de personnes sur le continent, en particulier des femmes et des jeunes, n’ont toujours pas accès à ces services essentiels en raison de la faiblesse des investissements, de l’insuffisance ou de l’inexistence des infrastructures et de l’intensification des effets des changements climatiques.
Pour assurer la mise en place et le bon fonctionnement de systèmes d’approvisionnement en eau et d’assainissement qui soient sûrs, résilients et accessibles, il importe de mobiliser davantage de ressources nationales et de réaliser des investissements soutenus dans la gouvernance du secteur. Il faut également que la communauté internationale fasse preuve d’une plus grande solidarité pour aider les pays d’Afrique à bénéficier de financements, à accéder à des mécanismes d’allègement de la dette et à tirer parti de partenariats public-privé. Il faut en outre investir massivement dans l’électrification et la transition énergétique en Afrique afin d’assurer l’accès de toutes et de tous à des services d’approvisionnement en eau et d’assainissement, de réduire la vulnérabilité du continent face à la volatilité de l’approvisionnement mondial en pétrole et de contribuer à mettre fin à la dépendance mondiale aux combustibles fossiles. Aujourd’hui, comme chaque jour, l’ONU est fière de collaborer avec les pays d’Afrique pour bâtir l’avenir pacifique, prospère et durable que méritent les Africaines et les Africains, de même que les habitants du monde entier.»