Nation

Les avocats poursuivent leur mobilisation et l’arrêt des prestations

La mobilisation des avocats contre la nouvelle loi encadrant la profession va se poursuivre, sans date précise de reprise des prestations. C’est ce qui ressort de la position arrêtée par l’Association des barreaux du Maroc, qui a annoncé le maintien de l’arrêt général des prestations professionnelles et prévoit de définir, le 10 septembre 2026, un nouveau programme d’actions, comprenant notamment d’autres formes de protestation ainsi que des démarches institutionnelles et juridiques.

29 Août 2026 À 12:35

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Le bureau de l’Association des barreaux du Maroc s’est réuni jeudi à Rabat, à l’issue d’une réunion extraordinaire de son Conseil tenue le même jour. La rencontre a porté sur l’évolution de la situation de la profession et sur les suites à donner à la nouvelle loi encadrant le métier d’avocat.

À l’issue de cette réunion, l’Association a décidé de maintenir l’arrêt général des prestations professionnelles, sans fixer de date de reprise. Elle a également annoncé la poursuite de son action par les voies institutionnelles et juridiques, ainsi que son intention de diversifier et de développer les formes de protestation contre la loi. La nature précise de ces nouvelles actions n’est toutefois pas encore détaillée.

Une nouvelle étape est prévue le 10 septembre 2026, avec la tenue d’une réunion du bureau de l’Association. Cette réunion doit permettre d’arrêter le programme de la prochaine phase de mobilisation. Une conférence de presse est également prévue le même jour afin de présenter la position de l’Association à l’opinion publique nationale et d’exposer sa lecture du parcours de la loi et de ses suites.



Sur le terrain institutionnel, l’Association demande également l’ouverture d’un débat sur les conditions dans lesquelles la loi a été transmise à la Cour constitutionnelle. Elle réclame notamment que soient examinées les raisons ayant empêché la juridiction de statuer sur le texte et les suites données à cette situation avant sa publication. Elle appelle également à tirer les conséquences nécessaires en termes de responsabilités institutionnelles et politiques.

Cette mobilisation s’inscrit dans le prolongement du rejet exprimé par les instances professionnelles à l’égard de plusieurs dispositions de la loi. Celles-ci estiment que le texte porte atteinte, sur certains points, à l’indépendance de la profession, à son organisation autonome et aux garanties de la défense. Elles considèrent également que certains accords obtenus au cours du dialogue institutionnel n’ont pas été intégralement repris dans la version définitive.

L’Association estime ainsi que la publication de la loi ne met pas fin à la contestation. L’arrêt des prestations est donc maintenu, tandis que l’Association entend poursuivre son action sur les plans institutionnel et juridique et développer les formes de protestation. La réunion et la conférence de presse prévues le 10 septembre constitueront les prochaines échéances annoncées de cette mobilisation.
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