Troisième étape du Rassemblement national des indépendants (RNI) dans le Souss-Massa après Tafraout et Tiznit, le meeting d’Oulad Taïma a rassemblé cadres et militants dans cette ville de la région d’Agadir, fief électoral du parti. Organisé dans le cadre de la campagne des législatives du 23 septembre, le rendez-vous devait servir de démonstration de force locale. Il a surtout donné à voir la ligne retenue à l’approche du scrutin, celle d’un parti qui fait de la réponse à ses détracteurs un argument de mobilisation. Aziz Akhannouch, Chef du gouvernement et membre du bureau politique, a saisi cette occasion pour inviter les militants à ne pas céder aux tentatives de «Tachwich» (le brouillage). «Avancez et laissez-les faire», a-t-il lancé, appelant ses troupes à suivre la voie du raisonnable et à se concentrer sur les dossiers qui servent les citoyens. Pour lui, «les personnes qui réussissent sont précisément celles que l’on attaque».
La séquence consacrée aux valeurs a fourni le second volet de cette riposte. Le dirigeant les a présentées comme l’une des lignes de partage entre les partis, avant d’affirmer que la place de la femme et ses droits constituaient pour sa formation une question à la fois stratégique et centrale. Il a apporté son soutien à la députée Fatima Khair, dénonçant la fabrication d’informations et d’images destinées à la calomnier et à porter atteinte à son image.
Le responsable gouvernemental a inscrit cette annonce dans une généalogie de projets hydrauliques régionaux. Il a cité le cas d’Aoulouz et le transfert d’eau destiné à l’irrigation d’El Guerdane, un chantier qui a, selon lui, redonné vie à la zone et sur lequel il a travaillé au département de l’Agriculture, puis la station de dessalement de Chtouka-Aït Baha, sans laquelle l’eau n’aurait pas été disponible dans le Souss depuis trois ans. Au-delà de la ressource hydrique, il a annoncé la mise à niveau de quatre hôpitaux et l’ajout de deux établissements supplémentaires, en parallèle avec le développement du système éducatif. Le taux des écoles pionnières atteint, selon les chiffres qu’il a présentés, près de 80% dans la région, l’expérience devant être généralisée dans les années à venir.
Malgré ce contexte, a-t-il poursuivi, l’Exécutif a assumé son programme, en particulier le soutien social direct dont bénéficient quatre millions de familles, l’État prenant en charge le versement de leurs cotisations à la Caisse nationale de sécurité sociale, ainsi que la généralisation de la couverture sanitaire et sociale. Les familles couvertes peuvent désormais être hospitalisées dans le public comme dans le privé et choisissent le secteur qu’elles souhaitent, ce qui n’était pas possible auparavant, a-t-il détaillé, citant le cas d’une intervention chirurgicale dont le coût dépasse 20 millions de centimes, prise en charge par le régime AMO Tadamon sans que le patient ne débourse un dirham.
Dans le même ordre d’idées, il a mis en avant une hausse de 20% du salaire minimum dans le secteur non agricole et de 25% dans le secteur agricole, outre l’augmentation générale des salaires des fonctionnaires. Ces réalisations ont été conduites sans affecter les équilibres macroéconomiques, a assuré le Chef du gouvernement, qui présente ces chantiers comme étant encore à leurs débuts.
Une riposte assumée face aux critiques
Mohamed Aujjar, membre du bureau politique, a prolongé cette ligne en s’en prenant à ce qu’il a décrit comme une dégradation du débat politique. Sa formation reste disponible pour discuter des idées et des critiques, a-t-il affirmé, «mais refuse de s’engager dans la diffamation et dans toutes formes de lutte visant à brouiller le paysage partisan». Il s’est ensuite arrêté sur les reproches faits au gouvernement sur le coût du soutien social, et notamment sur une critique selon laquelle l’Exécutif aurait dépensé 280 milliards de DH sans résultats tangibles. Sa réponse a constitué l’un des moments les plus commentés. «Les Marocains méritent plus de 280 milliards», a-t-il déclaré, ajoutant que si «on disposait de 1.000 milliards, on les leur donnerait». Le dirigeant a rattaché cette position au chantier de l’État social, estimant que les catégories qui souffrent de la précarité méritent d’être soutenues, en particulier celles qui ne se trouvent pas, selon son expression, dans les salons feutrés de Rabat. Son parti se considère porteur de ce projet, a-t-il insisté, un chantier qui en est à ses débuts et qui appelle un nouveau mandat gouvernemental pour être poursuivi. Les dirigeants du parti se présentent devant les citoyens le visage découvert, a-t-il encore soutenu, ne fuient pas la confrontation avec les crises et s’appuient sur les engagements pris en 2021 et réalisés, selon lui, intégralement.La séquence consacrée aux valeurs a fourni le second volet de cette riposte. Le dirigeant les a présentées comme l’une des lignes de partage entre les partis, avant d’affirmer que la place de la femme et ses droits constituaient pour sa formation une question à la fois stratégique et centrale. Il a apporté son soutien à la députée Fatima Khair, dénonçant la fabrication d’informations et d’images destinées à la calomnier et à porter atteinte à son image.
L’eau au centre des annonces pour la province
Le volet programmatique a été exposé par le Chef du gouvernement, qui a annoncé la poursuite de chantiers structurants dans la province. Le nouveau projet hydrique lié au dessalement de l’eau de mer renforcera, selon lui, les ressources destinées à l’agriculture et ouvrira la voie à de nouveaux investissements. Cette station sera implantée dans la zone de Massa, a-t-il précisé, et l’eau dessalée bénéficiera à la ville de Tiznit ainsi qu’à la région de Taroudant, ce qui permettra d’irriguer des milliers d’hectares. Les exploitations ne resteront plus otages des précipitations, a-t-il affirmé, indiquant que les études avaient démarré et que les travaux seraient engagés prochainement.Le responsable gouvernemental a inscrit cette annonce dans une généalogie de projets hydrauliques régionaux. Il a cité le cas d’Aoulouz et le transfert d’eau destiné à l’irrigation d’El Guerdane, un chantier qui a, selon lui, redonné vie à la zone et sur lequel il a travaillé au département de l’Agriculture, puis la station de dessalement de Chtouka-Aït Baha, sans laquelle l’eau n’aurait pas été disponible dans le Souss depuis trois ans. Au-delà de la ressource hydrique, il a annoncé la mise à niveau de quatre hôpitaux et l’ajout de deux établissements supplémentaires, en parallèle avec le développement du système éducatif. Le taux des écoles pionnières atteint, selon les chiffres qu’il a présentés, près de 80% dans la région, l’expérience devant être généralisée dans les années à venir.
Un gouvernement sous pression
Pour justifier la volonté de son parti de briguer un nouveau mandat, M. Akhannouch a rappelé les conditions dans lesquelles son équipe a exercé. L’Exécutif a pris ses fonctions sous la pandémie de Covid-19, avec un tourisme affecté et des pertes d’emplois, avant d’affronter la crise née de la guerre en Ukraine, l’inflation et la hausse des prix, puis cinq années de sécheresse, sans compter le séisme d’Al Haouz. Le gouvernement est attaqué, a-t-il regretté, alors que ses adversaires connaissent parfaitement les contraintes auxquelles il a du faire face.Malgré ce contexte, a-t-il poursuivi, l’Exécutif a assumé son programme, en particulier le soutien social direct dont bénéficient quatre millions de familles, l’État prenant en charge le versement de leurs cotisations à la Caisse nationale de sécurité sociale, ainsi que la généralisation de la couverture sanitaire et sociale. Les familles couvertes peuvent désormais être hospitalisées dans le public comme dans le privé et choisissent le secteur qu’elles souhaitent, ce qui n’était pas possible auparavant, a-t-il détaillé, citant le cas d’une intervention chirurgicale dont le coût dépasse 20 millions de centimes, prise en charge par le régime AMO Tadamon sans que le patient ne débourse un dirham.
Dans le même ordre d’idées, il a mis en avant une hausse de 20% du salaire minimum dans le secteur non agricole et de 25% dans le secteur agricole, outre l’augmentation générale des salaires des fonctionnaires. Ces réalisations ont été conduites sans affecter les équilibres macroéconomiques, a assuré le Chef du gouvernement, qui présente ces chantiers comme étant encore à leurs débuts.
