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Elections 2026 : l’USFP promet 250.000 emplois industriels et un chômage sous les 8%

L’USFP place l’emploi, le pouvoir d’achat et la réduction des inégalités au cœur de son programme pour les législatives du 23 septembre. Décliné en 20 engagements, le projet du parti fixe plusieurs objectifs chiffrés, dont la création de 250.000 emplois industriels, un taux de chômage inférieur à 8%, une hausse de 20% du salaire moyen et un renforcement des investissements dans la santé, l’éducation et les territoires.

11 Septembre 2026 À 16:25

L’Union socialiste des forces populaires (USFP) place l’emploi, le pouvoir d’achat et la réduction des inégalités au cœur de son offre électorale pour les législatives du 23 septembre. Présenté sous le slogan «Équité, emploi, dignité : pour un développement équitable et une vie digne», le programme du parti décline 20 engagements assortis d’objectifs chiffrés, allant de la création de 250.000 emplois industriels à la hausse de 20% du salaire moyen, en passant par la couverture sociale intégrale et l’accélération des investissements dans la santé, l’éducation et les territoires.



Sur le volet économique, l’USFP entend d’abord renforcer la souveraineté industrielle du Royaume. Le parti propose la conclusion de contrats industriels dans des secteurs jugés stratégiques, notamment l’agroalimentaire, le médicament et les énergies renouvelables. L’objectif affiché est de créer 250.000 emplois industriels, d’augmenter les exportations du secteur de 40% et de générer un gain supplémentaire de 1,5 point de croissance par an.

Chômage sous les 8% et hausse de 20% du salaire moyen

L’emploi constitue l’un des principaux axes du programme. L’USFP propose notamment de conditionner les aides publiques et les exonérations fiscales accordées aux entreprises à la création effective d’emplois. Le parti se fixe pour objectif de ramener le taux de chômage national sous la barre des 8% et celui des jeunes à moins de 10%, tout en portant le taux de participation des femmes au marché du travail à plus de 30%.

Le parti promet parallèlement de mieux répartir les fruits de la croissance. Son programme prévoit une augmentation de 20% du salaire moyen et de 15% du revenu net des salariés, ainsi qu’une réduction de 20% des dépenses supportées par les ménages en matière de santé et d’éducation. Quelque 250.000 familles appartenant à la classe moyenne bénéficieraient également d’un soutien pour l’acquisition d’un logement. Pour les jeunes, l’USFP propose un parcours combinant orientation, formation et financement, avec l’ambition d’intégrer 200.000 jeunes par an dans l’emploi ou l’entrepreneuriat. Le parti prévoit aussi d’accompagner 50.000 entreprises portées par des jeunes sur cinq ans et de réserver 10% des marchés publics aux startups et entreprises innovantes.

30% des marchés publics réservés aux TPE et petites entreprises

Le soutien au tissu entrepreneurial figure également parmi les priorités. L’USFP ambitionne d’accompagner 100.000 TPE et petites entreprises à travers les mécanismes de la nouvelle Charte de l’investissement et de leur réserver 30% des marchés publics. Le parti propose en outre la création d’un établissement financier public dédié au financement des TPE et PME et au suivi de leur situation financière. Sur le plan territorial, l’USFP veut augmenter de 50% les investissements publics destinés aux régions les moins développées et réduire de 30% les disparités territoriales, tout en maintenant l’investissement public à hauteur de 30% du PIB.

Santé : réduire de moitié les délais d’attente

Dans le domaine social, le parti défend le principe d’un «État social productif», associant protection sociale et insertion économique. Il vise une couverture sociale de 100% et l’intégration sur le marché du travail de 20% des bénéficiaires de l’aide sociale. Pour la santé, le programme prévoit la mise à niveau des hôpitaux, le renforcement des effectifs médicaux et l’achèvement des Centres hospitaliers universitaires (CHU) dans l’ensemble des régions. L’USFP ambitionne de porter le nombre de prestataires de soins à 4,5 pour 1.000 habitants, de réduire de moitié les délais d’attente et de doubler le nombre de diplômés des instituts de formation aux métiers de la santé. Le parti promet également un contrôle plus strict des cliniques privées.

L’enseignement supérieur fait lui aussi l’objet d’engagements chiffrés. Le parti propose notamment de porter le budget consacré à la recherche scientifique à 2% du PIB, de réduire de 40% le sureffectif dans les filières universitaires à accès ouvert et d’atteindre un taux d’insertion professionnelle de 60% pour les diplômés. Dix nouveaux pôles universitaires spécialisés dans les métiers d’avenir seraient également créés.

Agriculture, eau et énergie au cœur de la souveraineté

Dans le monde rural, l’USFP veut réorienter les aides vers les petits agriculteurs et mieux articuler production, transformation et commercialisation locales. Ses objectifs comprennent une hausse de 30% des revenus des petits agriculteurs, une baisse de 30% de la pauvreté rurale et la création de 200.000 emplois dans les territoires ruraux. La sécurité hydrique et énergétique est, de son côté, présentée comme une condition de la souveraineté nationale. Le programme prévoit un accès durable à l’eau potable à 100%, une réduction de 40% des pertes dans les réseaux ainsi que l’achèvement des projets de dessalement et d’interconnexion des bassins. Sur le volet énergétique, l’USFP ambitionne de porter les renouvelables à 60% de la production d’électricité et de réduire de 20% la facture énergétique nationale.

Administration 100% numérique et lutte contre la corruption

En matière de gouvernance, le parti promet la digitalisation de l’ensemble des procédures administratives et une réduction de 70% des délais de traitement des services administratifs. L’USFP entend également renforcer les mécanismes de contrôle et de reddition des comptes. Il se fixe notamment pour objectif de faire gagner au Maroc 30 places dans les indices de gouvernance et d’atteindre la 50e place mondiale dans l’Indice de perception de la corruption. L’autonomisation économique des femmes constitue un autre engagement du programme, qui prévoit de doubler le nombre d’entreprises portées par des femmes, de ramener leur taux de chômage à moins de 15% et d’instaurer la parité dans les programmes d’emploi mis en œuvre par l’État.

Enfin, l’USFP promet de donner une traduction plus concrète au caractère officiel de l’amazigh, notamment par la généralisation de son enseignement au primaire et l’instauration d’une communication bilingue dans les administrations territoriales. Le volet culturel prévoit, quant à lui, la création ou la rénovation de 50 salles de cinéma et 50 théâtres, l'ouverture de 200 bibliothèques publiques et de proximité et un soutien à la publication de 5.000 titres par an. Le parti ambitionne, à terme, de porter le budget consacré à la culture à 1% du budget général de l’État.
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