Noura Mzaghrani
19 Août 2026
À 16:50
Selon des sources locales, les
autorités locales poursuivent les opérations visant à circonscrire le feu et à empêcher sa propagation aux
espaces forestiers voisins.
Les mêmes sources indiquent que le
dispositif engagé sur le terrain mobilise 26 éléments de la
Protection civile, 42
agents des Eaux et Forêts, 50 éléments de la
Promotion nationale et 33 membres des
Forces auxiliaires, en plus des
autorités locales, de la
Gendarmerie Royale et de
volontaires de la région.
Avec 310 incendies de forêt recensés entre le 1er janvier et le 20 juillet 2026, soit 32% de plus que la moyenne de la dernière décennie, le Maroc connaît une multiplication des départs de feu. Parallèlement, les superficies parcourues par les flammes ont reculé de près de 30%, à 1.850 hectares, reflet d’une capacité de détection et d’intervention renforcée. Cette amélioration ne suffit toutefois pas à dissiper une menace que la chaleur, la sécheresse et le dessèchement de la végétation rendent plus fréquente et plus difficile à maîtriser. Quelles sont donc les transformations qui redessinent la géographie du risque incendie au Maroc ? Dans une interview accordée au journal «Le Matin», Dalila Loudyi, professeur à l’Université Hassan II Casablanca et spécialiste du changement climatique et de la gestion des catastrophes naturelles, apporte un éclairage édifiant sur ce phénomène, son évolution inexorable, le degré d’exposition du Maroc et les leviers à actionner pour limiter les dégâts.
Un
appui aérien a également été déployé. Des
avions spécialisés dans la lutte contre les incendies effectuent des rotations successives afin de cibler les foyers actifs et de limiter la progression des flammes.
Les
opérations d’extinction et de surveillance se poursuivent actuellement sur le terrain. Les
équipes mobilisées œuvrent à assurer la maîtrise complète de
l'incendie et à prévenir toute reprise ou extension du feu vers les zones environnantes.
Parallèlement, une
enquête a été ouverte afin de déterminer les causes de l’incendie et d’évaluer les éventuels dégâts occasionnés.