LE MATIN
03 Mars 2026
À 13:40
L’Agence nationale des eaux et forêts (ANEF) affirme qu’aucune
campagne d’abattage massif d’arbres n’est menée dans
la forêt de la Maâmora. Dans une mise au point publiée après la diffusion d’articles évoquant de supposées coupes forestières, l’institution indique que les interventions en cours répondent uniquement à une nécessité de sécurisation et de restauration consécutive aux
récentes intempéries.Selon
l’ANEF, les opérations observées dans certains périmètres de la
Maâmora ne constituent ni une coupe planifiée ni une exploitation forestière programmée. Elles font suite aux vents violents et aux épisodes climatiques exceptionnels survenus durant les premiers jours de février, qui ont provoqué
la chute, l’arrachage ou l’endommagement de plusieurs centaines
d’arbres dans différentes provinces de la région.
Les dégâts ont été recensés notamment à
Kénitra, Sidi Slimane, Sidi Kacem, Khémisset et Rabat, indique l’autorité forestière. Pour la seule province de Rabat, 594
arbres toutes essences confondues ont été signalés comme arrachés ou gravement endommagés, parmi lesquels
des chênes-lièges, des pins, des eucalyptus, des acacias et des thuyas, précise-t-elle. À
Kénitra, les premières estimations font état de
520
arbres affectés, tandis que d’autres dommages ont également été enregistrés dans les provinces limitrophes, ajoute la même source.
Les travaux engagés consistent à
dégager les arbres tombés sur les pistes forestières, à
prévenir les risques d’accidents pour les usagers et à
limiter les risques phytosanitaires liés à la propagation d’éventuelles maladies. L’Agence précise que ces interventions s’inscrivent dans les pratiques normales de gestion forestière après des événements climatiques extrêmes.
Plus grande forêt de chêne-liège du Royaume, la
Maâmora est présentée par l’ANEF comme
un patrimoine écologique stratégique dont la gestion repose sur une approche scientifique et durable, encadrée par des plans d’aménagement approuvés. Ces plans visent à assurer la régénération naturelle des peuplements, la protection de la biodiversité et le renforcement de la résilience face au changement climatique, conclut-elle.