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Inondations : 105.000 hectares sinistrés dans le Gharb et le Loukkos, un plan de relance agricole lancé

Après les inondations qui ont durement frappé le nord et l’ouest du Maroc, le gouvernement active un programme spécifique de soutien au secteur agricole. Objectif : remettre rapidement en marche l’appareil productif dans les plaines du Gharb et du Loukkos, où plus de 100 000 hectares ont été touchés.

La mobilisation s’organise sur le terrain. En application des Hautes Instructions Royales relatives à l’accompagnement des populations sinistrées, le ministre de l’Agriculture, Ahmed El Bouari, a tenu, le 27 février 2026, des réunions de travail à l’ORMVA du Gharb et au Qualipôle du Loukkos avec les chambres régionales d’agriculture et les professionnels du secteur. Au cœur des échanges : la mise en œuvre d’un plan de rattrapage destiné à relancer les activités agricoles après les crues qui ont submergé une partie importante des terres cultivées dans ces deux bassins stratégiques.

Plus de 100.000 hectares impactés

Le bilan est lourd. Environ 85.000 hectares ont été affectés dans la région du Gharb et près de 20.000 hectares dans le Loukkos. Les cultures céréalières, sucrières, fourragères, maraîchères ainsi que l’arboriculture fruitière figurent parmi les plus touchées. L’élevage n’a pas été épargné et plusieurs infrastructures hydro-agricoles ont subi des dommages.

Dans le Loukkos, le ministre s’est rendu sur le terrain afin de constater l’ampleur des dégâts et d’évaluer les interventions déjà engagées, ainsi que celles programmées.

Trois axes prioritaires

Le programme d’accompagnement arrêté par le gouvernement s’articule autour de trois leviers majeurs :
  • la relance des cultures de printemps,
  • le soutien aux éleveurs
  • et la réhabilitation des infrastructures hydro-agricoles.
Pour les cultures de printemps, un dispositif spécifique vise à encourager la reprise des emblavements, notamment pour les fourrages, les oléagineux, les légumineuses, le maraîchage et le riz. Un appui est prévu pour l’acquisition de semences et d’engrais, en tenant compte des spécificités régionales.

Du côté de l’élevage, la distribution d’orge et d’aliments composés se poursuit au profit des éleveurs sinistrés. Parallèlement, les services vétérinaires ont été mobilisés pour renforcer la surveillance sanitaire du cheptel, assurer les soins nécessaires et préserver la continuité de la production laitière et carnée.

La remise en état des infrastructures hydro-agricoles constitue un autre pilier du plan. Les opérations programmées comprennent le curage et le nettoyage des canaux d’irrigation et de drainage, la réparation des stations de pompage ainsi que la réhabilitation des pistes agricoles, afin de garantir une reprise optimale du service d’irrigation.

À l’issue des réunions, le ministre a réaffirmé la pleine mobilisation des services de son département pour assurer un accompagnement de proximité aux agriculteurs et éleveurs des zones sinistrées. Il a salué, à cet égard, l’engagement des Offices régionaux de mise en valeur agricole et la réactivité des équipes mobilisées durant la période des inondations.

Dans ces deux plaines agricoles parmi les plus productives du pays, l’enjeu dépasse la simple réparation des dégâts : il s’agit de préserver la sécurité alimentaire, soutenir le revenu des exploitants et restaurer, dans les plus brefs délais, la dynamique économique locale.
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