Majda Fadili
08 Juin 2026
À 12:50
Dans son communiqué, l'
association IRHAM indique que plusieurs
qualifications pénales auraient été retenues à ce stade de la procédure. Elle cite notamment des faits relatifs à l'
atteinte à la religion islamique, à la
mise à mort d'un animal sans nécessité, ainsi qu'à des menaces de commettre une
infraction criminelle, tout en précisant qu'il s'agit d'informations dont elle dispose dans le cadre du suivi du dossier.
L'organisation annonce également que son
avocate était présente au tribunal afin d'assurer le suivi de la procédure et de représenter les intérêts de l'association.
Dans le même document,
IRHAM salue « la réactivité et le professionnalisme des autorités compétentes », estimant que leur intervention a permis l'interpellation rapide du mis en cause et son placement en détention dans le respect des procédures légales. L'association met également en avant la
mobilisation citoyenne et associative qui, selon elle, a contribué à porter cette affaire devant la
justice.
Réaffirmant son engagement en faveur de la
protection animale, l'association considère que la
maltraitance envers les animaux ne peut être assimilée à un simple contenu destiné aux
réseaux sociaux et appelle à l'application rigoureuse de la loi.
L'affaire avait éclaté il y a quelques jours après la diffusion sur les réseaux sociaux d'une vidéo particulièrement choquante dans laquelle
Ben Nesnes expliquait avoir renoncé au sacrifice traditionnel de l'
Aïd Al-Adha en raison de la
hausse des prix des moutons, avant de se filmer en train de préparer et cuire un chien. Les images avaient provoqué une vague d'indignation parmi les internautes et suscité de nombreuses réactions d'associations de défense des animaux.