La recherche scientifique ne se poursuit pas seulement dans les laboratoires et les amphithéâtres. Pour les doctorants bénéficiaires de la bourse «PASS» (PhD-Associate Scholarship), elle dépend également d’une stabilité financière leur permettant de se consacrer pleinement à leurs travaux. Or depuis plusieurs mois, des bénéficiaires disent faire face à une situation devenue particulièrement préoccupante : le retard dans le versement de leurs allocations.
Dans un appel adressé à l’opinion publique ainsi qu’au ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation et au Centre national pour la recherche scientifique et technique (CNRST), les doctorants concernés dénoncent une suspension des paiements intervenue, selon eux, «sans notification préalable ni justification».
Ils assurent pourtant avoir continué à remplir leurs obligations, notamment la poursuite de leurs activités de recherche, les missions d’encadrement et d’enseignement au sein de leurs établissements universitaires ainsi que la remise de leurs Rapports d’étape dans les délais impartis.
Selon les doctorants, l’un des engagements liés au dispositif est notamment de ne pas exercer parallèlement une activité professionnelle rémunérée. La bourse constitue ainsi, pour nombre d’entre eux, leur principale, voire leur unique source de revenus.
«La bourse d’excellence n’est pas un avantage supplémentaire. Elle constitue la seule ressource censée garantir notre pleine disponibilité à la recherche scientifique», soulignent-ils dans leur appel.
La suspension prolongée des versements aurait ainsi des répercussions directes sur leur quotidien : logement, transport, alimentation, mais aussi dépenses liées aux activités scientifiques et à la poursuite des travaux de recherche.
Dans un courrier adressé à la Rédaction du journal «Le Matin», des doctorants expliquent que certains bénéficiaires n’auraient perçu aucun versement depuis le mois de janvier. Une situation qui, selon eux, accentue la précarité et nourrit l’incompréhension, d’autant plus qu’ils disent ne pas avoir reçu, jusqu’à récemment, d’explication officielle précisant les raisons du retard ou un calendrier de régularisation.
Pour ces jeunes chercheurs, la question dépasse donc le seul versement d’une allocation. «Cette situation dépasse le cadre d’un simple retard administratif», estiment-ils, soulignant qu’elle pourrait affecter la continuité de leurs travaux et, plus largement, l’objectif du programme «PASS» en matière de soutien à l’excellence académique et à la recherche scientifique.Face à cette situation, les doctorants bénéficiaires formulent cinq principales revendications. Ils demandent en premier lieu «le paiement immédiat de l’ensemble des arriérés», mais aussi une explication officielle et écrite concernant les motifs de la suspension.
Ils réclament par ailleurs un calendrier clair garantissant la régularité des versements à l’avenir, ainsi que l’absence de toute répercussion négative sur leur statut contractuel ou l’évaluation de leurs obligations.
Enfin, ils demandent la mise en place d’un canal de communication officiel et efficace permettant aux bénéficiaires d’obtenir des informations sur le traitement de leurs dossiers et l’évolution des paiements.
Tout en exprimant leur confiance dans la réactivité des autorités de tutelle, les doctorants affirment rester disposés au dialogue. Ils indiquent toutefois se réserver la possibilité de recourir aux voies légales et institutionnelles pour défendre leurs droits.
Selon les informations communiquées par le CNRST, les doctorants bénéficiaires dont les Rapports annuels ont fait l’objet d’une évaluation positive verront le versement de leurs allocations financières être effectué à compter de cette semaine.
Cette annonce apporte ainsi une première réponse aux inquiétudes exprimées par les doctorants, tout en laissant en suspens, pour les bénéficiaires concernés par d’autres situations administratives ou par une évaluation non encore finalisée, la question des modalités et du calendrier de régularisation.
Le point d’attention porte désormais sur la concrétisation effective de cette reprise des paiements et sur le traitement des éventuels arriérés. Pour les doctorants, l’enjeu est d’autant plus important que la régularité de cette allocation conditionne directement leur capacité à poursuivre leurs travaux dans les conditions prévues par le programme.
Au-delà de la régularisation annoncée, cette séquence met surtout en lumière l’importance d’une communication régulière entre les organismes gestionnaires du programme et ses bénéficiaires. Pour de jeunes chercheurs dont la disponibilité pour la recherche constitue précisément l’un des objectifs de la bourse, l’incertitude financière peut rapidement devenir un obstacle à la poursuite sereine du parcours doctoral.
Les bénéficiaires attendent donc désormais que l’annonce de reprise se traduise concrètement par le versement des allocations dues et par une visibilité accrue sur les échéances à venir.
Dans un appel adressé à l’opinion publique ainsi qu’au ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation et au Centre national pour la recherche scientifique et technique (CNRST), les doctorants concernés dénoncent une suspension des paiements intervenue, selon eux, «sans notification préalable ni justification».
Ils assurent pourtant avoir continué à remplir leurs obligations, notamment la poursuite de leurs activités de recherche, les missions d’encadrement et d’enseignement au sein de leurs établissements universitaires ainsi que la remise de leurs Rapports d’étape dans les délais impartis.
«La seule ressource» de nombreux doctorants
Au-delà du retard administratif, les bénéficiaires alertent surtout sur les conséquences concrètes de cette situation. Ils rappellent que la bourse «PASS» est destinée à permettre au doctorant de se consacrer pleinement à sa formation et à ses travaux de recherche.Selon les doctorants, l’un des engagements liés au dispositif est notamment de ne pas exercer parallèlement une activité professionnelle rémunérée. La bourse constitue ainsi, pour nombre d’entre eux, leur principale, voire leur unique source de revenus.
«La bourse d’excellence n’est pas un avantage supplémentaire. Elle constitue la seule ressource censée garantir notre pleine disponibilité à la recherche scientifique», soulignent-ils dans leur appel.
La suspension prolongée des versements aurait ainsi des répercussions directes sur leur quotidien : logement, transport, alimentation, mais aussi dépenses liées aux activités scientifiques et à la poursuite des travaux de recherche.
Dans un courrier adressé à la Rédaction du journal «Le Matin», des doctorants expliquent que certains bénéficiaires n’auraient perçu aucun versement depuis le mois de janvier. Une situation qui, selon eux, accentue la précarité et nourrit l’incompréhension, d’autant plus qu’ils disent ne pas avoir reçu, jusqu’à récemment, d’explication officielle précisant les raisons du retard ou un calendrier de régularisation.
Pour ces jeunes chercheurs, la question dépasse donc le seul versement d’une allocation. «Cette situation dépasse le cadre d’un simple retard administratif», estiment-ils, soulignant qu’elle pourrait affecter la continuité de leurs travaux et, plus largement, l’objectif du programme «PASS» en matière de soutien à l’excellence académique et à la recherche scientifique.Face à cette situation, les doctorants bénéficiaires formulent cinq principales revendications. Ils demandent en premier lieu «le paiement immédiat de l’ensemble des arriérés», mais aussi une explication officielle et écrite concernant les motifs de la suspension.
Ils réclament par ailleurs un calendrier clair garantissant la régularité des versements à l’avenir, ainsi que l’absence de toute répercussion négative sur leur statut contractuel ou l’évaluation de leurs obligations.
Enfin, ils demandent la mise en place d’un canal de communication officiel et efficace permettant aux bénéficiaires d’obtenir des informations sur le traitement de leurs dossiers et l’évolution des paiements.
Tout en exprimant leur confiance dans la réactivité des autorités de tutelle, les doctorants affirment rester disposés au dialogue. Ils indiquent toutefois se réserver la possibilité de recourir aux voies légales et institutionnelles pour défendre leurs droits.
Le CNRST annonce une reprise des versements
Contacté par «Le Matin» au sujet de cette situation, le CNRST a renvoyé aux éléments d’information officiels publiés récemment concernant les boursiers du programme «PASS». Dans ces éclaircissements, le Centre précise que la situation des bénéficiaires a fait l’objet d’un traitement tenant compte notamment de l’évaluation de leurs Rapports annuels.Selon les informations communiquées par le CNRST, les doctorants bénéficiaires dont les Rapports annuels ont fait l’objet d’une évaluation positive verront le versement de leurs allocations financières être effectué à compter de cette semaine.
Cette annonce apporte ainsi une première réponse aux inquiétudes exprimées par les doctorants, tout en laissant en suspens, pour les bénéficiaires concernés par d’autres situations administratives ou par une évaluation non encore finalisée, la question des modalités et du calendrier de régularisation.
Le point d’attention porte désormais sur la concrétisation effective de cette reprise des paiements et sur le traitement des éventuels arriérés. Pour les doctorants, l’enjeu est d’autant plus important que la régularité de cette allocation conditionne directement leur capacité à poursuivre leurs travaux dans les conditions prévues par le programme.
Au-delà de la régularisation annoncée, cette séquence met surtout en lumière l’importance d’une communication régulière entre les organismes gestionnaires du programme et ses bénéficiaires. Pour de jeunes chercheurs dont la disponibilité pour la recherche constitue précisément l’un des objectifs de la bourse, l’incertitude financière peut rapidement devenir un obstacle à la poursuite sereine du parcours doctoral.
Les bénéficiaires attendent donc désormais que l’annonce de reprise se traduise concrètement par le versement des allocations dues et par une visibilité accrue sur les échéances à venir.
