Société

Des chercheurs marocains reconstituent un dinosaure vieux de plus de 100 millions d’années

Dans l’Oriental, une découverte scientifique attire l’attention des chercheurs. Des équipes de la Faculté des sciences de l’Université Mohammed Premier d’Oujda ont mis au jour les restes fossiles d’un dinosaure ayant vécu il y a plus de 100 millions d’années dans la région de Tendrara. Les travaux de reconstitution du squelette sont en cours, tandis que les analyses pourraient apporter de nouveaux éclairages sur la présence des dinosaures dans l’est du Maroc.

13 Mars 2026 À 11:18

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Une découverte scientifique majeure vient d’être réalisée dans l’est du Maroc. Des chercheurs de la Faculté des sciences de l’Université Mohammed Premier d’Oujda ont identifié des restes fossiles appartenant à un dinosaure ayant vécu il y a plus de 100 millions d’années dans la région de Tendrara, dans l’Oriental, indique l’université dans une publication diffusée sur ses canaux officiels.

Les premiers travaux menés par l’équipe scientifique indiquent que l’animal appartenait à la catégorie des dinosaures herbivores, qui se nourrissaient essentiellement de végétation. Cette découverte confirme que la région de l’Oriental faisait partie, il y a plusieurs dizaines de millions d’années, d’un environnement propice à la présence de ces grands reptiles préhistoriques.

Selon les chercheurs, les fossiles ont été identifiés lors de travaux de collecte et d’étude menés dans la zone. Les fragments osseux retrouvés font actuellement l’objet d’analyses approfondies afin de déterminer avec précision les caractéristiques de l’espèce et sa place dans l’arbre évolutif des dinosaures.



La reconstitution du squelette constitue désormais l’une des étapes clés du projet scientifique. Les spécialistes poursuivent les opérations de nettoyage, de classification et d’assemblage des ossements afin de reconstituer progressivement la structure complète de l’animal.

D’après les responsables scientifiques de la faculté, cette découverte revêt une importance particulière pour la recherche paléontologique nationale. Elle pourrait contribuer à mieux comprendre les écosystèmes qui existaient dans cette partie du continent africain durant le Crétacé, une période marquée par une grande diversité de dinosaures.

Les travaux se poursuivent actuellement dans les laboratoires de la faculté, et les résultats détaillés devraient faire l’objet d’une publication scientifique prochainement. Une fois les analyses terminées, le squelette reconstitué devrait être exposé au musée universitaire de la Faculté des sciences d’Oujda, permettant aux étudiants, aux chercheurs et au grand public de découvrir une nouvelle page de l’histoire naturelle du Maroc.
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