LE MATIN
23 Février 2026
À 13:49
L’
Observatoire Marocain de Protection du Consommateur (OMPC) a exprimé sa vive inquiétude face à la hausse des prix de plusieurs produits de base, notamment la
farine,
l’huile, le
sucre, le
lait et les
dattes, constatée au début du mois de
Ramadan.
Dans un communiqué, l’Observatoire estime que ces augmentations sont difficilement justifiables, d’autant plus qu’elles interviennent dans un contexte marqué par une relative stabilité des chaînes d’approvisionnement. Cette situation renforce, selon lui, les soupçons de pratiques spéculatives et d’exploitation du pouvoir d’achat des ménages.
« Le
pouvoir d’achat est une ligne rouge », souligne l’OMPC, dénonçant toute tentative de transformer le mois de solidarité en période de profits rapides au détriment des
familles marocaines.
L’organisation appelle ainsi les autorités à intensifier les contrôles quotidiens dans les marchés et les
circuits de distribution, à encadrer les marges bénéficiaires sur les produits de large consommation et à activer avec rigueur les mécanismes de lutte contre la
spéculation et l’accaparement. Elle recommande également la publication de listes de prix de référence pour renforcer la transparence, ainsi que la mise en place de canaux de signalement immédiat des dépassements.
Par ailleurs, l’Observatoire invite les citoyens à exiger des
factures, à signaler toute hausse jugée injustifiée et à boycotter les opérateurs impliqués dans des pratiques abusives.
Estimant que la protection du consommateur constitue une responsabilité collective, l’OMPC affirme qu’il restera mobilisé et prêt à engager les initiatives
juridiques et de plaidoyer nécessaires pour défendre le pouvoir d’achat des Marocains.
Dans un contexte de tension sur les prix alimentaires, cette prise de position relance le débat sur la
régulation des marchés, la transparence des circuits de distribution et le rôle des autorités dans la préservation de
l’équilibre entre offre, demande et justice économique.