«Toutes ces mesures doivent former la base d'un pacte européen de sécurité, indispensable à la survie de (l'espace de libre circulation) Schengen, à la survie du modèle européen et pour la protection des Européens», a déclaré Manuel Valls au cours d'une conférence de presse.
La France et la Belgique ont listé dans une déclaration conjointe publiée lundi un certain nombre de mesures à défendre au niveau européen,dont le «PNR européen» recensant les données concernant les passagers aériens.
«Il faut de ce point de vue là que le Parlement européen prenne pleinement ses responsabilités», a prôné Manuel Valls, alors que le Parlement de Strasbourg a longtemps traîné sur l'adoption de cette mesure.
La France et la Belgique appuient également la volonté de la Commission européenne de modifier les règles de l'espace de libre circulation Schengen, «afin notamment d'instaurer de manière systématique et obligatoire le contrôle aux frontières extérieures», y compris pour les ressortissants européens.
Manuel Valls a, par ailleurs, rappelé que la France, «avec d'autres Etats membres» réclamaient un «renforcement des outils de coopération policière et de renseignement».
«Le Système d'Information Schengen (SIS) doit ainsi être systématiquement alimenté pour que toutes les personnes susceptibles de représenter une menace terroriste soient signalées comme telles», a-t-il préconisé.
Le Premier ministre, venu en compagnie du ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve et de celui de la Justice nouvellement investi, Jean-Jacques Urvoas, a encore souligné la nécessité de lutter contre «la fraude documentaire» et «le financement du terrorisme». «La Commission adoptera demain (mardi) un plan d'action sur le sujet. Nous lui demandons de faire rapidement des propositions législatives», a-t-il encore affirmé.
