«La situation des femmes et des enfants séquestrés dans les camps de Tindouf, entre approche juridique, politique et des droits de l'homme» est le thème d'une rencontre organisée, samedi à Essaouira, avec la participation d'enseignants chercheurs, d'avocats et juristes et représentants de la société civile.
Organisée par l'Instance nationale des droits de l'Homme, cette rencontre s'inscrit dans le cadre de la mise en œuvre d'un accord de partenariat conclu avec le ministère de la Justice et des Libertés.
Pour Amina Idrissi de la section locale de l'Instance nationale des droits de l'Homme, cette rencontre rentre dans le cadre d'une série d'activités programmées visant à contribuer à la défense de l'intégrité territoriale du Maroc.
Elle a tenu à mettre à nu les violations des droits de l'Homme dans les camps de Tindouf et le prolongement des souffrances des femmes et des enfants dans ces camps, rappelant la responsabilité juridique de l'Algérie et du polisario dans ces violations et cette situation qui n'a que trop duré.
Par ailleurs, Amina Idrissi a condamné vigoureusement les derniers propos «partiaux et irresponsables» du secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-Moon, qui nuisent aux négociations pacifiques sous l'égide de l'Onu.
Le vice-président exécutif de l'Instance nationale des droits de l'Homme, Omar Abkir, a pour sa part, donné un bref aperçu sur le processus historique de la question de l'intégrité territoriale du Maroc, documents historique à l'appui témoignant de l'allégeance des tribus sahraouis au trône alaouite.
L'enseignant chercheur Boubker Anghir a souligné de son côté, que l'Algérie (et le polisario) ne peut évoquer la question des droits de l'Homme dans les provinces du Sud alors que dans son territoire elle continue de violer les droits de l'Homme, citant le cas d'Algériens qui poursuivent des généraux algériens en justice, le trafic des aides humanitaires et l'exploitation sexuelle de filles des camps de Tindouf.
L'avocat au barreau de Rabat, Mustapha Jiaf a appelé, quant à lui, à la formation de ceux qui défendent l'intégrité territoriale du Royaume au niveau international pour être en mesure de faire face aux manœuvres des ennemis de l'intégrité territoriale du Royaume sur la scène internationale.
Il a, par ailleurs, expliqué qu'on ne peut du point de vue juridique octroyer le statut de réfugiés pour les séquestrés dans ces camps étant donné que le Maroc est un pays stable, qui fournit la sécurité à tous ses citoyens.
Il a, en outre, relevé la nécessité d'un recensement des séquestrés des camps de Tindouf, qui sont dépourvus de tout droit y compris celui de la mobilité, et d'un passeport alors que les pratiques de torture sont monnaies courantes et les femmes n'ont de perspectives d'avenir et sont considérées par le polisario comme des machines à reproduire des enfants.
Il n'existe dans ces camps ni tribunaux, ni presse libre, a-t-il ajouté.
Le chercheur Talha Abdelkader a appelé pour sa part, à renforcer les compétences de plaidoirie de la société civile dans le cadre de la diplomatie parallèle pour être en mesure de défendre la cause juste des Marocains au niveau international.
