Pour remédier aux anomalies du secteur de l’enseignement

Le MEN s’engage à mettre en œuvre les recommandations de la Cour des comptes

Ayoub Lahrache,LE MATIN
19 Juin 2017
CourComptes-PhtKartouch.jpg

Dans un référé adressé au ministre de l’Éducation nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, le premier président de la Cour des comptes a étalé au grand jour les principales anomalies du secteur et émis des recommandations pour y remédier. Le ministère de tutelle affirme les prendre en considération et promet de mesures concrètes à partir de la rentrée prochaine.

La rentrée scolaire 2016-2017 ne s’est pas déroulée dans des conditions optimales. D’ailleurs, un référé du premier président de la Cour des comptes sur les conditions de préparation et de gestion de cette rentrée, adressé au ministre de l’Éducation nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, a mis en évidence les différentes lacunes enregistrées. Encombrement des classes, déficit et excédent en enseignants et exploitation non optimisée des établissements scolaires, tout y passe. Pour la plus haute juridiction financière du Royaume, beaucoup d’efforts restent à faire afin de dépasser les insuffisances constatées et qui ont compromis les conditions normales de la scolarisation durant l’année précédente.
Mettant en avant une série de recommandations adressées au ministère de tutelle, la Cour des comptes a livré sa vision pour assurer le déroulement des prochaines rentrées scolaires dans des conditions normales. Dans ce sens, la Cour recommande l’adoption d’une planification pluriannuelle retraçant la vision stratégique 2015-2030, matérialisée par une carte scolaire prospective. Toujours dans ce volet relatif aux recommandations, les équipes de Driss Jettou ont souligné l’importance de la mise en place d'un système d’information intégré en procédant à l’apurement de l’ensemble des données et l’intégration de toutes les applications servant à la gestion du système éducatif. La Cour a également recommandé l’élaboration d’un plan de mise à niveau des établissements scolaires et des internats pour améliorer les conditions d’accueil des élèves.
De son côté, le ministère, chapeauté désormais par l’ancien ministre de l’Intérieur, Mohammed Hassad, a confirmé sa détermination à mettre en œuvre les recommandations de la Cour. Dans un document adressé à son premier président, le ministère affirme en effet que sa nouvelle approche s’articulait autour d’une série de mesures et d’actions dans ce sens. Se rapportant notamment à des recommandations dont la mise en œuvre a été effectivement enclenchée ou sera initiée dans le cadre de la préparation de la prochaine rentrée scolaire ou à des recommandations qui, compte tenu de leur portée stratégique, seront mises en œuvre, selon une perspective qui s’inscrit dans le cadre des mesures d'urgence associées à la déclinaison de la vision stratégique de la réforme, ces mesures sont au nombre de douze selon le document.
Plus en détail, le ministère a affirmé que la mise à niveau des établissements scolaires et des internats est l’une des principales priorités au titre de l’année scolaire prochaine 2017-2018. Un vaste programme de mise à niveau de ces espaces scolaires. Renouvellement du mobilier scolaire, réhabilitation des façades et des espaces intérieurs des établissements scolaires ainsi que remplacement des constructions en préfabriqué sont les principaux axes de ce programme, lit-on sur le document du ministère. S’agissant du déficit en ressources humaines, le ministère a souligné qu’il se penchait actuellement sur cette problématique. Les besoins réels en enseignants ont été identifiés, et le processus de recrutement a été effectivement enclenché, a assuré le ministère qui compte recruter quelque 24.000 enseignants par contrat.





E-MATIN
Feuilletez LEMATIN
comme si vous le teniez
entre les mains

L'édition du
19 Juin 2017
est maintenant disponible
pour les abonnés