Cette rencontre, initiée en partenariat avec «Preventica International, congrès/Salon pour la maîtrise des risques» et le Collège national des médecins du travail (CONAMET), avait pour ambition de promouvoir la culture de prévention auprès de l’ensemble des acteurs économiques, de respecter la réglementation relative à la protection des salariés contre les risques professionnels, d'assurer un lieu de travail sain et sans danger pour le personnel de l’entreprise, de développer une stratégie de prévention et de sensibiliser les managers aux risques professionnels.
La Journée, qui a rassemblé partenaires sociaux et représentants des employeurs et des salariés, des entreprises locales, de la Chambre de commerce et d’industrie, et des associations professionnelles, a été animée par des experts et axée sur la santé et la sécurité au travail, plus particulièrement au sein des établissements hôteliers compte tenu de la vocation touristique de la cité ocre.
La santé et la sécurité au travail sont un facteur primordial pour tout développement humain et constituent une source de grande préoccupation tant pour le gouvernement que pour les partenaires socio-économiques, a souligné le ministre de l’Emploi et des affaires sociales, Abdeslem Seddiki, dans une allocution lue en son nom.
La promotion de la santé et de la sécurité au travail est à même de contribuer à la mise à niveau de l’entreprise marocaine et au renforcement de sa compétitivité, a-t-il ajouté, mettant l’accent sur la nécessité de se doter d’une stratégie nationale en vue de faire face aux risques professionnels et leurs répercussions sociales sur les salariés victimes d’une maladie professionnelle ou d’un accident du travail.
Les accidents du travail constituent, en effet, un véritable fléau au Maroc. Le ministre de la Santé, El Hossein El Ouardi, avait lui-même indiqué que «les estimations du Bureau international du travail (BIT) placent le Royaume dans une position peu enviable avec le risque d’accident du travail le plus élevé dans la région MENA (Moyen-Orient/Afrique du Nord), avec 47,8 pour 100.000 travailleurs, soit plus de 2,5 fois le taux moyen de la zone».
Selon l’Organisation internationale du travail (OIT), quelque 2,3 millions de personnes à travers le monde décèdent chaque année des suites d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle. Les coûts directs et indirects de ces accidents et maladies à l’échelle mondiale sont évalués à 2.800 milliards de dollars.
Alors que le droit à un lieu de travail sûr et sain est un droit humain élémentaire et son respect est un devoir, hélas, aujourd’hui, force est de constater que nombreux sont nos lieux de travail qui restent insalubres, sans infrastructures sanitaires, peu aérés et mal entretenus.
Il convient de signaler que des Journées de sensibilisation similaires se sont déroulées à Tanger, Fès, Oujda, Agadir et Laâyoune.
